Les jeunes dirigeants
 


Jamal Alkirnawi
Israël

Jamal Al-Kirnawi est conseiller auprès des étudiants arabes à l’Université Ben Gourion du Negev à Beer Sheva, Israël. Ses travaux de recherche examinent l’utilisation du récit comme méthode permettant la mise en place d’un dialogue entre les immigrants juifs (Mizrachi) vivants dans une zone marginalisée de Beer Sheva et les Bédouins arabes israéliens vivants dans une ville bédouine proche, Rahat. En compagnie du professeur Dan Bar-On de l’Université Ben Gourion, il participe à un séminaire international à Hambourg (Allemagne), intitulé « From Silence to Dialogue: Developing Skills in Practice and Research Across Ethnic, Religious and Cultural Dividing Lines ». Par ailleurs, il a travaillé en tant qu’organisateur au sein de Community Advocacy, une organisation israélienne à but non lucratif, afin de sensibiliser la population sur le sujet des droits économiques et sociaux des résidents en Israël. Lors sa collaboration avec Community Advocacy, Jamal a mis en place parmi les Bédouins des « centres de communauté », dont le but est d’informer, éduquer, et protéger les droits des citoyens bédouins d’Israël. Il a effectué un travail similaire avec la jeunesse bédouine, et les enfants aux besoins particuliers grâce à de « Shatil », un centre de formation pour le changement social en Israël. Jamal a suivi le programme de maîtrise en travail social de l’Université McGill au travers du programme pour la société civile et la construction de la paix, qui rassemble étudiants israéliens, palestiniens et jordaniens au sein d’une formation sur la protection des droits de la personne. Il est titulaire d’un baccalauréat en Gestion des systèmes de santé de l’Université Ben Gourion.






Ilaria Allegrozzi
Italie

Ilaria Allegrozzi est née à Rome en 1979. Elle a obtenu son diplôme en sciences humaines à l’Université La Sapienza à Rome. Elle a publié un ouvrage intitulé Canzoniere Ermaphrodito, une collection de poèmes et de contes sur l’ambigüité de la nature humaine. En 2003, elle a travaillé comme journaliste pour le quotidien italien national Il Tempo. En 2004, elle est partie au Gabon, où elle a passé plus d’une année à travailler sur un projet financé par la Commission européenne concernant le trafic d’enfants. Puis elle est partie pour Bruxelles afin de travailler pour Youthxchange, une initiative pour la consommation durable du PNUE et de l’UNESCO. En septembre 2006, Ilaria a décidé de continuer ses études supérieures à Belfast, où elle suit le programme de maîtrise en Droits de la personne à l’Université Queen’s. Elle concentre ses efforts de recherche sur la question des réserves à la Convention contre le génocide et la manière dont elles pourraient remettre en cause la raison d’être du traité. Elle examine en particulier deux pays : le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC).





Jobb Arnold
Canada

Jobb Arnold a obtenu son baccalauréat en Psychologie et science politique à l’Université Lakehead, où il a pris une part active à la vie de la communauté étudiante internationale, aux centres de justice sociale de l’université, ainsi qu’à plusieurs organisations à but non-lucratif. Après avoir obtenu son diplôme, Jobb a reçu une bourse de l’Agence canadienne de Développement international (ACDI) qui lui a permis d’entamer un cheminement enrichissant; il a ainsi pu prendre part à un projet avec le Centre pour la gestion des conflits de l’Université nationale du Rwanda, et travailler comme stagiaire sur le Projet de développement des Nations Unies dans le domaine de la gouvernance et de la réconciliation. Présentement, Jobb est un étudiant de troisième cycle en Psychologie sociale à l’Université de Colombie-Britannique, il y étudie la transformation personnelle au Rwanda et les facteurs présents dans les processus de vengeance et de pardon. Il travaille également avec une ONG dont le siège est à Vancouver, Building Bridges with Rwanda, ainsi qu’avec l’initiative d’action, de recherche et d’expérience lancée par le groupe d’intérêt public de l’Université Simon Fraser.


Tamara Barbakadze
Arménie

Tamara Barbakadze est originaire de Yerevan, en Arménie. Elle est journaliste de formation, et a écrit plusieurs articles sur la vie étudiante, les problèmes de santé, et, plus récemment, sur les problèmes de protection des droits de la personne en Arménie. Elle étudie à la Faculté de droit de l’Université américaine d’Arménie où, en novembre 2007, elle obtiendra sa maîtrise en Etudes juridiques comparées. Tamara s’intéresse plus spécifiquement aux droits de la personne, au droit humanitaire et au droit international. Elle a été bénévole au sein d’organisations internationales ou non-gouvernementales telles que la Croix-Rouge arménienne, l’Association arménienne des NU, le Programme de Développement des NU et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les refugiés. Présentemment, elle travaille au sein de la branche arménienne de World Vision International en tant qu'assistante de programme pour  le projet SIDA/VIH.






Jennifer Nellie Beckley
Sierra Leone

Jennifer Nellie Beckley est une juriste et défenseuse des droits de la personne en Sierra Leone. Originaire de Freetown où elle est née en 1980, elle y a effectue ses études primaires et secondaires. Alors qu’elle avait 17 ans, Jennifer a fui avec son frère la guerre civile qui faisait rage en Sierra Leone pour la Gambie, où ils ont vécu comme refugiés pendant trois mois. Par la suite, ils ont rejoint leur tante, une agente civile des Nations Unies, qui se trouvait au Pakistan. En raison de l’emploi de sa tante, Jennifer voyagea fréquemment et est reconnaissante d’avoir pu visiter de nombreux pays en Asie du sud-est, au Moyen-Orient et en Afrique. Après avoir obtenu son LL.B., elle est retournée à Freetown. Devenue membre du barreau du Sierra Leone en 2003, elle a travaillé comme avocate au sein du parquet à Freetown pendant trois années, et par la suite en tant que Junior Attorney auprès du Tribunal spécial pour la Sierra Leone. En décembre 2006, elle a obtenu une maîtrise en Droits de la personne et Démocratisation en Afrique de l’Université de Pretoria, son mémoire portant sur « La justice juvénile et le droit des molesteurs d’enfants à un procès équitable en Sierra Leone d’après-guerre ». Elle parle couramment le krio, l’anglais et le français.






Audrey Boctor
Canada

Audrey Boctor est enseignante associée à la Faculté de droit Columbia, où elle est une attachée de recherche du CRSH, et récipiendaire de la bourse commémorative Delta Upsilon ; elle enseigne les ateliers de pratique juridique aux étudiants en droit de première année. Elle effectue des recherches sur le rôle du droit pénal dans la formation de l’identité des communautés. En 2005-2006, elle a occupé le poste de clerc auprès de la très honorable Beverly McLachlin à la Cour suprême du Canada. Avant d’occuper cette fonction, elle a effectué un stage au sein des Chambres du Tribunal pénal international pour le Rwanda, a travaillé comme assistante de recherche auprès de la Commission du Droit du Canada et comme étudiante au sein du Bureau des avocats de la Couronne – Droit criminel (Toronto). Audrey a obtenu son double diplôme LL.B. /B.C.L. à McGill en 2005, et son baccalauréat en arts à l’Université de Western Ontario en 2001, où elle a reçu la médaille d’or avec distinctions en science politique et en français.





Matt Bowlby
Etats-Unis

Originaire de Minneapolis, Matt a obtenu son baccalauréat en Affaires internationales et Etudes portugaises-espagnoles avec distinctions, à l’Université du Minnesota. Alors qu’il y était étudiant, Matt a cofondé une organisation étudiante pour le commerce équitable, et a œuvré avec la Coalition pour le commerce équitable du Minnesota et AFL-CIO pour les droits de commerce et le droit du travail en Amérique. Il a étudié dans trois continents, créé une GmbH allemande à Berlin, et effectué des recherches sur la démocratie et la société civile au Brésil et à Cuba. Il est membre (fellow) de Humanity in Action et un boursier David Boren du Programme d’éducation sur la sécurité nationale. Apres l’obtention de son diplôme, Matt est parti en Syrie où il a appris l’arabe et a fondé une organisation pour les droits de la personne avec la jeunesse syrienne.  Il a travaillé pour le Département des Affaires étrangères des Etats-Unis, ainsi que pour le Programme de Développement des Nations Unies. Présentement, il agit en tant qu’officier des affaires civiles au sein de la mission de maintien de la paix au Soudan ; il travaille à la réconciliation nationale et au règlement des différends tout en surveillant la crise du Darfour. Il est également chercheur pour International Justice Sector Development, une ONG qui apporte son soutien aux systèmes juridiques en transition et en reconstruction après un conflit. Il collabore avec le gouvernement rwandais pour permettre le transfert des dossiers du Tribunal pénal des Nations Unies vers le système juridique national du Rwanda. Il parle couramment l’arabe, l’allemand, le portugais et l’espagnol.





Anton Burkov
Russie

Anton Burkov est titulaire d’un diplôme en droit de l’Académie juridique d’Etat de l’Oural, il est kandidat iuridicheskikh nauk à l’Université d’Etat de Tiumen, titulaire d’un LL.M. de l’Université d’Essex (où il est titulaire d’une bourse Chevening), et il est actuellement un candidat au doctorat à l’Université de Cambridge (où il est titulaire d’une bourse TNK-BP Kapitza).En 2001 et 2002, il a suivi le PILI/COLPI Public Interest Law Fellows Programme à la Faculté de droit de l’Université Columbia. Depuis 1998, il enseigne et pratique dans le domaine des droits de la personne. Au cours de ses neuf années d’expérience en tant qu’avocat des droits de la personne avec l’ONG Sutyajnik (http://sutyajnik.org/) (le Centre de l’Oural de protection constitutionnelle et internationale des droits de la personne), Anton a représenté des clients devant les juridictions du district et de la région, devant la Cour suprême et la Cour constitutionnelle de la Fédération russe. Présentement, il agit comme représentant légal dans certaines affaires en cours devant la Cour européenne des droits de l’homme. Anton a enseigné à l’Académie juridique d’Etat de l’Oural, à l’Institut de droit, économie et gestion de l’Oural et lors de divers ateliers ; il a aussi présenté ses travaux lors de conférences, et publié cinq ouvrages et plus de vingt articles dans des revues juridiques russes de premier plan et des revues juridiques anglophones. En 2000, Anton s’est vu décerner le prix Profi-Yekaterinburg dans la catégorie « Jurisprudence ». En 2001, il a reçu le prix FEMIDA, la plus haute distinction juridique en Russie, « pour sa contribution à la création d’une société démocratique et le développement d’institutions légales nationales.” En 2002, il a créé une agence de presse des droits de l’homme, Sutyajnik-Press.




Megan Carroll
Etats-Unis

Megan Carroll est coordinatrice des programmes pour le Comité universitaire des études sur les droits de la personne à Harvard. En raison de son rôle, elle est chargée de coordonner le programme Scholars at Risk, qui offre des bourses de recherches aux académiques dont la vie et le travail sont menacés dans leur pays d’origine. Megan a obtenu son diplôme magna cum laude d’Amherst College en 2002. Lors de ses études de premier cycle, elle a passé une année à la London School of Economics afin d’étudier les relations internationales et les droits de la personne. Elle a voyagé dans vingt-neuf pays, dont l’Afrique du Sud en tant qu’étudiant en échange avec Rotary International, le Japon tant que participante au programme JET, en Guyane en qualité de stagiaire au Département des Affaires étrangères américain, et aux Pays-Bas comme clerc lors du procès Milosevic au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à la Haye. L’année dernière, Megan a passé deux mois en Sierra Leone et au Libéria avec l’International Rescue Committee. Actuellement, elle est membre (Senior fellow) de Humanity in Action, et conseillère de résidence en matière de service public auprès des étudiants du premier cycle à Harvard. 





Phebe Mavungu Clément
République démocratique du Congo

Né à Mbanza-Ngungu en République démocratique du Congo en 1978, Phebe Mavungu Clément a commencé ses études primaires en 1984, et a terminé en 1997, avec une spécialisation en littérature et philosophie. Inspiré par le travail de son père qui était juge coutumier, il a alors pris la décision de s’inscrire à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa en 1998. Sa performance exceptionnelle au niveau académique lui a ouvert la voie en tant que représentant de sa Faculté lors du Concours de plaidoirie pour la défense des droits de l’homme qui était organisé en 2003 à Yaoundé par le Centre for Human Rights de l’Université de Pretoria. Après avoir obtenu son diplôme de droit avec mention, il a été choisi comme assistant d’enseignement à la Faculté. Il a également travaillé comme conseiller juridique pour ADIMAG, une ONG locale, et en tant que contrôleur technique et formateur au sein de la Commission électorale indépendante. En 2006, il a brillamment achevé sa maîtrise en Droits de la personne et Démocratisation à l’Université de Pretoria ; au cours de cette année de maîtrise, il a participé à un voyage organisé au Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Lors de son échange avec l’Université américaine du Caire, il a effectué un stage auprès d’EIPR, une ONG de droits de la personne. Il est actuellement inscrit comme étudiant doctorant à la Faculté de droit de l’Université Witwatersrand. Ses principaux centres d’intérêt ont trait aux droits de la personne, la justice transitionnelle, la justice pénale internationale, la paix internationale et le droit de la sécurité, et la sécurité militaire privée.





Holly Dranginis


C’est au Connecticut College que Holly Dranginis a obtenu son baccalauréat en Relations internationales et Histoire, avec une emphase sur les droits de la personne. Lors de ses études de premier cycle, elle a effectué un travail sur le terrain avec la commission paraguayenne Justice et Vérité ; elle a aussi enquêté, aux côtés du coordinateur national pour les droits de la personne à Lima, sur l’impact de la commission péruvienne Réconciliation et Vérité. En 2005, elle s’est rendu à Cape Town (Afrique du Sud), afin de participer à un colloque IIMCR sur la médiation et le règlement des différends et effectuer des recherches en vue de la rédaction de son mémoire de maîtrise, dans lequel elle compare les expériences du Pérou et de l’Afrique du Sud suite à la mise en place de commissions Vérité. Après l’obtention de son diplôme, Holly a reçu une bourse Humanity in Action pour lui permettre d’étudier la prévention du génocide au Danemark et travailler sur le terrain. Suite à cela, elle a effectué un stage au sein de l’Institut pour le Développement du Secteur de la Justice (La Haye) au moment de la mise en place de cette organisation. Holly est actuellement une chercheuse Fulbright qui travaille en affiliation avec le bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme sur les initiatives de justice transitionnelle au Guatemala. Plus spécifiquement, elle travaille sur l’affaire du génocide guatémaltèque, pendante devant la cour nationale d’Espagne, ainsi que sur un projet de loi concernant l’instauration d’une commission nationale des indemnisations. Elle soutient également l’action judiciaire contre le fémicide au Guatemala.





Hovig Etyemezian
Liban

Hovig Hetyemezian est titulaire d’une maîtrise Genre et Construction de la paix de l’Université pour la Paix, basée au Costa Rica et mandatée par les Nations Unies (UPEACE), ainsi que d’un baccalauréat en science politique de l’Université Haigazian de Beirut. Son mémoire de maîtrise est intitulée « An analysis of Armenian women’s empowerment, status and contribution to the creation of a post-genocide diasporan society in Lebanon », et comprend le résultat de recherches effectuées sur le terrain concernant la nature de la reconstruction d’une société affectée par une Diaspora après un génocide. Il a travaillé en tant que chercheur au sein de diverses organisations telles que Jinishian Memorial Program (JMP), l’Université Saint Joseph, UPEACE l’Université Oxford. Il est membre de la Fondation pour les droits de l’homme et le droit humanitaire au Liban (FDHDH) ; il y conduit des sessions de formation périodiques pour des étudiants et des juristes, agit comme surveillant lors des élections, enseigne certains cours et contribue aux rapports annuels. Il est également membre du Conseil pour la paix des jeunes dirigeants, un groupe institué par Global Peace Initiative of Women (GPIW).Hovig est également formateur bénévole pour SOLIYA, une ONG qui promeut le règlement et la prévention des différends en facilitant le dialogue entre des étudiants américains et des étudiants de la région MENA. Il est actuellement clerc administratif au bureau régional du HCRNU à Beirut. Descendant arménien né et élevé au Liban, Hovig a été formé en anglais, français, arabe, arménien et en espagnol.





Rebecca Hamilton
Australie

Rebecca Hamilton est étudiante dans un programme conjoint organisé par la Faculté de droit d’Harvard et par la John F. Kennedy School of Government, où elle est une boursière Knox. Avant de commencer ses études de droit, elle a travaillé au Soudan avec les populations déplacées à l’intérieur des frontières. A son retour aux Etats-Unis, Rebecca a cofondé l’association Harvard Darfur Action Group, laquelle a été impliquée dans la décision historique d’Harvard de retirer ses investissements des compagnies qui soutenaient la campagne génocidaire du gouvernement soudanais. Depuis, elle travaille à la mise en place d’une coalition politique permanente contre le génocide et les atrocités de masse au travers du Réseau d’intervention contre le génocide, et elle intervient régulièrement au travers des Etats-Unis pour parler du Darfour. Elle a rédigé pour le Harvard Human Rights Journal un article intitulé « The Responsibility to Protect: From Document to Doctrine-But What of Implementation? », et elle a récemment coécrit le plaidoyer pour le Darfour « Not On Our Watch », publié dans l’ouvrage War In Darfur and the Prospects for Peace (édité par Alex de Waal). Elle a écrit à propos du Soudan dans des quotidiens tels que The International Herald Tribune et The Boston Globe. En 2005, Rebecca a travaillé pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, et en tant que directrice de rédaction du Harvard Human Rights Journal. Mlle Hamilton a obtenu son baccalauréat en Australie, où elle a reçu la médaille universitaire et les distinctions pour son travail en neuroscience à l’Université de Sydney.






Bonney Hartley
Etats-Unis

La carrière de Bonney Hartley est orientée vers la défense des droits des peuples indigènes. Originaire d’Indianapolis (Indiana) et membre du clan Stockbridge-Munsee des Indiens mohicans du Wisconsin, Bonney a tout d’abord étudié les amérindiens à l’université ; son mémoire de premier cycle porte sur les identités ethniques changeantes des anciens de la communauté mohican. Lors de sa maîtrise en Relations internationales à l’Université de Cape Town (Afrique du Sud), elle a élargi son champ de recherche pour discuter des questions internationales en lien avec les peuples indigènes, et son mémoire porte sur la politique du gouvernement de Botswana (Namibie), et d’Afrique du Sud vis-à-vis de leurs communautés indigènes. En 2006, elle a effectué un stage auprès du Forum permanent des peuples indigènes des Nations Unies à New York qui agit en tant que comité consultatif auprès du Conseil économique et social. Lors de ce stage, elle a suivi de près les discussions lors de l’ébauche de Déclaration des droits des peuples indigènes au sein du Comité de la culture et des droits de la personne. Actuellement, Bonney est assistante de recherche avec l’ONG Indigenous Peoples of Africa Coordinating Committee (IPACC) à Cape Town, et cherche à promouvoir une plus grande compréhension du contexte africain concernant les problèmes des peuples indigènes. Avec IPACC, elle a également mis en place à Addis Ababa (Ethiopie) des ateliers de formation à la défense des droits de la personne pour des dirigeants indigènes locaux, puis elle y a travaillé comme formatrice.




Saleh Hijazi
Palestine

Saleh Hijazi est né à Jérusalem en 1983 et il a été élevé à Ramallah, en Palestine. Apres avoir obtenu son diplôme à la Friends Schools de Ramallah en 2001, il est parti aux Etats-Unis poursuivre des études supérieures. Il a étudié la philosophie, la politique et le règlement des différends à l’Université Lawrence dans le Wisconsin, grâce à une bourse d’études internationales, et a obtenu son baccalauréat en 2005. Son mémoire de fin d’études est intitulé « Yasser Arafat: A Palestinian Prophet in the Formation of Palestinian National Identity ». Pendant la deuxième partie de l’année 2005, il a travaillé comme officier de relations publiques pour le bureau du ministère de la Planification à Ramallah en Palestine. Depuis 2006, il effectue une maîtrise en Théorie et pratique des droits de la personne à l’Université d’Essex, où il est également le président de l’Association palestinienne de l’université. Grâce à une bourse octroyée par l’Open Society Institute Chevening et le Conseil britannique, il effectue des recherches dans le domaine du génocide culturel des populations isolées à travers le monde ; il a pris comme exemple un groupe indigène d’Amérique du nord. Les centres d’intérêts de Saleh comprennent l’activisme et la résistance ; et il aimerait effectuer sa carrière dans les domaines des médias et de l’éducation.





Jesper Houborg
Danemark

Jesper Houborg est un étudiant de troisième cycle en Etudes du développement international et philosophie à l’Université Roskilde, au Danemark. Il a également étudié à l’Université de Madrid, et plus récemment à l’Université de Buenos Aires, où il s’est intéressé aux droits de la personne et aux conflits en Amérique Latine. Lors de ses études supérieures, son attention s’est portée sur les causes à l’origine du génocide au Rwanda, en lien avec le processus actuel de réconciliation, et le rôle de la société internationale avant le génocide en 1994 et jusqu'à nos jours. En 2006, avec le soutien de Danish International Development Assistance (DANIDA), Jesper a effectué des recherches sur le terrain et réalisé un film éducatif au Rwanda. Le documentaire en question, Ingando – When Enemies Return (2007), examine le processus de réconciliation en cours et la prévention d’un nouveau conflit au Rwanda. Surtout, ce documentaire s’arrête sur les camps de « rééducation » rwandais, autrement appelés Ingando – un sujet inconnu de la majorité des spécialistes du génocide. Au sein de l’Institut danois d’Etudes internationales, dans le département des études de l’Holocauste et des génocides, Jesper a exploré des pistes de recherche en lien avec la situation présente au Darfour, en examinant de quelle manière les acteurs internationaux analysent et réagissent face au conflit au Darfour, et en rédigeant un article sur le site internet pédagogique du département à propos de la réconciliation douze ans après le génocide rwandais.





Dan Juma
Kenya

Dan Juma est actuellement responsable de programme au sein de la Kenya Human Rights Commission, la première association de protection des droits de la personne au Kenya. Juriste de formation, Dan est titulaire d’un LL.B. de l’Université de Nairobi, et d’une maîtrise de l’Université pour la Paix à San José (Costa Rica), une institution établie en 1980 par les Nations Unies afin de promouvoir la paix et les droits de la personne au travers de l’éducation. Il a également suivi des cours spécialisés à la School of Human Research, à La Haye (Pays-Bas) et Louvain (Belgique) ; à la School of International Training (Vermont, Etats-Unis), avec les Nations Unies (Genève, Suisse), et le Centre International pour la Justice transitionnelle (Kampal, Ouganda). Auparavant, il a travaillé comme assistant de recherche auprès du secrétaire et chef de la direction de la Commission de révision de la constitution du Kenya, le comité qui a comme responsabilité la rédaction d’une nouvelle constitution, et la Commission électorale du Kenya. Il parle couramment swahili, luo, anglais, allemand, et possède des connaissances de base en espagnol.



Rosebell Kagumire
Ouganda

Rosebell Kagumire est une journaliste des droits de la personne avec de l’expérience dans les domaines de la radio, de la télévision et de la presse écrite. Diplômée de l’Université Makerere (Ouganda) en 2005, et spécialisée en communications de masse (majeure : journalisme écrit), Rosebell a depuis toujours démontré son enthousiasme pour le journalisme. Etudiante, elle a commencé à tenir la plume pour le Daily Monitor, un quotidien indépendant en Ouganda. Apres avoir obtenu son diplôme, elle a travaillé à Londres pour l’Uganda Radio Network, une agence de l’Institute for War and Peace Reporting (IWPR) (iwpr.net) ; elle y a développé un intérêt profond pour le journalisme parlé. C’est avec fierté qu’elle se rappelle ses contributions à IWPR lors de la campagne pour l’élection présidentielle de février 2006 en Ouganda. En octobre 2006, elle a rejoint Nation TV Uganda (NTV), qui est une branche du Nation Media Group (Afrique de l’est) ; elle s’y spécialise dans les reportages sur le système judiciaire et les questions de droits de la personne. Rosebell a également achevé une formation Justice en Afrique avec le Réseau de reportage d’investigation des Balkans ; lors de cette formation, elle s’est penchée sur le rôle des médias dans la justice pénale, particulièrement en ce qui concerne la Cour pénale internationale et d’autres procès de crimes de guerre. Plus récemment, elle a couvert la Conférence internationale « Genre et développement national : rôle des parlements » à Kigali (Rwanda), et y a conduit une entrevue avec Son Excellence Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, à propos de la reconstruction d’après-guerre et de son rôle dans la réconciliation, ce au lendemain d’une guerre civile qui a déchiré le pays pendant 14 ans.






Daniela Korbas-Magal
Israël

Daniela Korbas-Magal est actuellement une étudiante doctorante dans le département Communications de l’Université Ben-Gourion, en Israël. Parmi ses centres d’intérêt de recherche, on compte la participation politique virtuelle des citoyens et la délégation de pouvoirs, les relations citoyens/gouvernement dans les démocraties contemporaines et les nouveaux instruments politiques. Daniela a récemment terminé son service militaire en tant qu’officière au sein de l’unité des porte-paroles des Forces armées israéliennes. Son ouvrage « Normative Aspects in the Influence of Information Technology on Civil Participation and Quality of Governance: Towards a Model of Technological Democracy », basé sur son mémoire de maîtrise, a été récemment traduit et publié en hébreu. Daniela s’intéresse également à la biologie, l’histoire, la philosophie dans le domaine scientifique, la littérature, la sociologie, les études en communication et bien d’autres encore. Elle s’attache surtout à étudier les questions de pouvoir et de justice, et considère que ces questions doivent être envisagées dans de nombreuses disciplines et sous différentes perspectives. Daniela est née en 1983 en Israël, de parents immigrants de Lettonie. Elle parle couramment hébreu, anglais, russe et yiddish.





Kris Kotarski
Canada

Kris Kotarski a grandi à Varsovie (Pologne) avant d’émigrer au Canada en 1991. Il est aujourd’hui un candidat à la maîtrise au Centre d’Etudes militaires et stratégiques de l’Université de Calgary. Son mémoire porte sur les programmes de réduction de la menace par la coopération (CTR) dans l’ancienne Union soviétique et leur effet sur le marché des matériaux nucléaires illicites. Il travaille également comme journaliste pour la chaîne CanWest News au Canada, essentiellement au sein du Calgary Herald. Il a rédigé à plusieurs reprises des colonnes du Calgary Herald depuis mai 2003, et tient même une colonne régulière sur les affaires nationales et la culture depuis septembre 2003. Il a participé à la création, l’édition et la coordination d’une section en ligne du Calgary Herald qui permet aux jeunes d’exprimer leur opinion, et son travail est paru dans The Ottawa Citizen, The Edmonton Journal, The Vancouver Sun, The Montreal Gazette, The National Post et The Province (Vancouver). En 2006, Kris a terminé un programme de recherche avec l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement, en Suisse (UNIDIR). Au cours de ce programme, Kris a contribué à deux projets : l’un sur la législation et la création de normes en ce qui concerne la vente d’armes, et l’autre sur l’efficacité du moratoire CEDEAO sur la distribution d’armes légères en Afrique de l’ouest.






Muhamed Mesic
Bosnie-Herzégovine

Muhamed Mesic est né en 1984 à Tuzla (Bosnie-Herzégovine), et il a grandi en Bosnie pendant la guerre. Apres avoir fini ses études primaires, il est parti à Vienne pour entamer ses études universitaires ; il s’y est spécialisé en droit international et droits de la personne, et a suivi des cours d’études juives et d’Asie de l’est. Il travaille aujourd’hui comme attaché de recherche à l’Institute for Research of Crimes Against Humanity and International Law de l’Université de Sarajevo. Il coordonne les projets internationaux et effectue des recherches sur l’Holocauste ainsi que le génocide bosniaque. Muhamed a également collaboré étroitement avec diverses institutions sur des projets en relation avec les droits de la personne, que ce soit en Afrique, en Europe ou en Amérique du nord. Il travaille également avec le Conseil britannique à Londres sur des projets ayant trait aux industries créatives, ayant été membre du conseil municipal de Tuzla de 2004 à 2006. Son travail au sein de l’administration municipale consiste à gérer et améliorer la politique de la ville vis-à-vis des jeunes, et les relations internationales de la ville. Muhamed a cofondé l’association « Youth of Tuzla » en 2004, au travers de laquelle le théâtre est employé comme un instrument de réintégration des jeunes défavorisés de la ville. Muhamed est par ailleurs conseiller spécial auprès de Brainswork, un réseau pour le développement durable dont le siège se trouve à Vienne/Louisville. Il profite de son temps libre pour apprendre et enseigner des langues telles que l’araméen, le yiddish et l’inuktitut.





Sarah Meyer
Australie

Sarah Meyer est titulaire d’un baccalauréat (avec Honneurs) en Histoire et Science politique de l’Université Monash (Australie), ainsi que d’une maîtrise en Etudes en Développement obtenue avec mention à l’Université d’Oxford, où elle a bénéficié d’une bourse d’études Rhodes. Passionnée par les problèmes ayant trait aux droits des réfugiés, elle a découvert sa vocation au travers du bénévolat effectué au sein de diverses communautés à Melbourne (Australie), avec entre autres des réfugiés détenteurs de l’asile, ou encore des Afghans titulaires de visas de protection temporaire. Ses efforts de recherche ont été concentrés sur les situations de prolongement du statut de refugié, dont le cas des réfugiés soudanais en Ouganda ; en 2005, elle a effectué ses recherches dans le cadre de la rédaction de son mémoire auprès du Haut Commissariat aux réfugiés, à Kampala et dans deux camps de réfugiés en Ouganda. Le résultat de son travail a été publié en tant que document de travail (New Issues) par le HCRNU. En 2006, elle a enseigné à la session d’été du Centre d’études sur les réfugiés de l’Université d’Oxford, et a assisté aux réunions du Comité exécutif du HCRNU en tant que déléguée pour le Centre d’études sur les réfugiés. En 2006-2007, titulaire d’une bourse de recherche Sauvé, Sarah a conduit à l’Université McGill des recherches sur les approches basées sur les droits des réfugiés concernant l’aide aux réfugiés, le développement et les réponses internationales apportées aux problèmes de déplacement des populations à l’intérieur des frontières. Elle a récemment entrepris un projet de recherche pour un groupe de pression qui œuvre en faveur des réfugiés, A Just Australia, concernant la notion de protection complémentaire et le traitement des demandes de réfugiés en‑dehors du territoire australien. En raison de ses recherches dans le domaine des conflits, des crises et sur les questions d’intervention, elle collabore aujourd’hui avec le Montreal Institute for Genocide and Human Rights Studies et le sénateur Romeo Dallaire sur des projets de recherche concernant la stratégie et la planification.




Mekdes Mezgebu
Ethiopie

Mekdes Mezgebu est née en 1983 à Addis Ababa (Ethiopie). Elle est la cinquième enfant d’une famille en comptant six. Alors que Mekdes n’avait que 3 ans, son père, convaincu du pouvoir qui découle de l'éducation, l’a inscrite à l’école maternelle. Par la suite, elle est allée à l’école élémentaire puis au collège, à Nazareth School - une école de missionnaires catholiques située a Addis Ababa. Pendant cette période, elle considère avoir développé les principes et valeurs essentielles qui la guident encore aujourd’hui. En 2000, elle a brillamment réussi l’examen final sanctionnant les études de droits à l’Ethiopian School, et avec les honneurs académiques. Suite à cela, elle s’est inscrite à la plus vieille université éthiopienne, l’Université d’Addis Ababa. A l’issue de sa première année, elle fut l’une des rares étudiantes à être autorisée à suivre le programme de droit de l’Université d’Addis Ababa sans avoir à recourir au mécanisme de discrimination positive dont les femmes bénéficient souvent. Elle a obtenu son diplôme de droit en 2006 ; et elle s’intéresse particulièrement aux normes et valeurs des droits de la personne, aux persécutions religieuses et politiques, et aux massacres qui ont eu lieu dans l’histoire, tels que l’Holocauste ou le génocide rwandais.






Jina Moore
Etats-Unis

Jina Moore est étudiante en deuxième année à la School of International and Public Affairs de l’Université Columbia, où elle étudie l’analyse des conflits grâce aux bourses de recherche U.S. Truman et Jack Kent Cooke. Auparavant, elle a étudié l’histoire de l’Holocauste à l’Université de Boston, et a obtenu son diplôme summa cum laude. Elle est l’une des membres fondateurs du comité de la Holocaust Education Foundation, en Virginie de l’ouest. Elle a effectué des recherches sur le terrain, travaillant sur la jeunesse rwandaise et la transmission générationnelle du traumatisme de Dresden. En tant que journaliste, elle s’intéresse profondément au potentiel qu’il y aurait dans l’utilisation du récit sous toutes ses formes – artistique, journalistique, historique – pour établir un chemin vers la paix. Parmi ses travaux récents, on doit rappeler l’étude du rôle des versions contestées de l’histoire comme facteur d’embrasement dans les conflits ethniques et lors de génocides ; elle a d’ailleurs réalisé cette recherche sous la direction du Centre International pour la réconciliation. Elle a cofondé le Réseau humanitaire des Femmes qu’elle préside actuellement, et dont le siège se trouve à l’Université Columbia.





Cyprien Ntahomvukiye
Burundi

Cyprien Ntahomvukiye est un jeune activiste des droits de la personne originaire du Burundi. Cyprien a travaillé pendant sept années avec diverses organisations internationales, en particulier avec CARE International au Burundi, en tant que coordinateur pour le partenariat, la société civile et l’éducation sur les droits de la personne, et en tant que agent de renforcement des capacités. Il est directeur exécutif et fondateur de la Stratégie Jeunesse pour la réduction des désastres, un réseau actif de jeunes gens qui œuvrent dans le but de réduire les risques de désastre. Cyprien a également pris part au programme de l’United Nations International Leadership Institute sur les approches non-violentes de la résolution des différends, le processus de paix et la réconciliation, à Amman (Jordanie). Il participe aussi au lancement et à la préparation d’un symposium international et interdisciplinaire sur les discours portant sur le génocide rwandais. A Freetown (Sierra Leone), il a aussi suivi le cours Face to Face, dans le cadre du programme de l’United Network of Young Peacebuilders concernant les « Jeunesses impactées par les conflits ». Il est très enthousiaste à l’idée de pouvoir partager les expériences qu’il a accumulées au sein des communautés locales du Burundi, qui elles seules peuvent accueillir, à son sens, les fondations d’une tolérance véritable.




Will Paterson
Canada

Will Paterson est titulaire d’un double diplôme en droit civil et common law de l’Université McGill, une maîtrise en Etudes du Gouvernement de la London School of Economics, ainsi qu’un baccalauréat en Sciences économiques et Etudes internationales du Glendon College, à l’Université York (Toronto). Il a été major de la promotion 2006 à la Faculté de droit de McGill. Son mémoire réalisé à la London School of Economics portait sur le meurtre organisé et le rôle des services publics rwandais dans le génocide. Il effectue actuellement un stage auprès de McCarthy Tetrault LLP à Toronto, et il débutera en tant qu’associé au sein d’un cabinet d’avocats international à Londres, en septembre 2007. Will a travaillé avec la clinique McGill pour le Tribunal spécial de la Sierra Leone, et a occupé en 2004 la fonction de clerc auprès de l’honorable Sir Dennis Byron du Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha (Tanzanie). Will est co-fondateur et membre du conseil d’administration de Never Again International, une organisation à but non‑lucratif dont le but est, en informant et connectant les jeunesses à travers le monde, d’empêcher tout génocide.




Nicole Powell
Etats-Unis

Nicole Powell a étudié à l’Université du New Hampshire, où elle a obtenu son baccalauréat en 2004, et une maîtrise en Science politique en 2006. Elle effectue des recherches sur les thèmes du génocide, des crises humanitaires, et du règlement des différends. Son mémoire porte sur les événements qui ont précédé les génocides rwandais et arméniens, et propose un modèle de lecture des événements qui pourraient vraisemblablement amener les élites politiques à adopter une politique génocidaire. Dernièrement, elle a concentré son attention sur la crise humanitaire qui a lieu au Darfour (Soudan), et la prévention d’atrocités. Nicole a également présenté ses travaux sur le génocide et les crises humanitaires lors de conférences organisées par l’International Studies Association et par la New England Political Science Association. Elle a travaillé comme bénévole avec des organisations telles que Project Sunshine, INH Chapter et le programme Seacoast Big Brother Big Sister. Aujourd’hui, elle enseigne l’histoire du monde et des Etats-Unis aux élèves d’école primaire et secondaire de la Waterville Valley Academy.


Rajat Rana
Inde

Rajat Rana est diplômée de la Faculté nationale de droit (India University - Bangalore) depuis juin 2006. Pendant ses études de droit, il s’est investi dans le Comité Law and Society au travers duquel il a tenté de développer le caractère interdisciplinaire de la littérature académique en droit. C’est dans ce but qu’il a créé le Socio-Legal Review Journal, et organisé la première conférence table-ronde d’Asie du sud sur le thème « Droit et mouvements sociaux ». Il a reçu de nombreuses bourses pour effectuer des stages au sein de diverses organisations dans le monde entier et suivre des formations. A la fin de ses études de droit, il a passé plusieurs mois en tant qu’assistant stagiaire auprès des juges de la seconde chambre d’instance de l’affaire des militaires (II) du Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha (Tanzanie). Rajat a publié plusieurs essais et articles dans des revues nationales et internationales renommées, et il travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage intitulé « Indigenous People as Subalterns in International Law ». Il plaide régulièrement devant les tribunaux des provinces de Punjab et d’Haryana, ainsi que devant la Cour suprême d’Inde ; et il entamera une maîtrise en Droit à l’Université Stanford à l’automne 2007.


Gaston Segakiga
Rwanda

Gaston Segakiga est né dans une famille rwandaise comptant huit enfants ; lorsque le génocide frappa le Rwanda, alors qu’il n’avait que 15 ans, toute sa famille - parents, frères et sœurs - périt. Unique survivant du génocide dans sa famille, Segakiga a décidé d’étudier pour retrouver l’espoir. Il a étudié à l’Université indépendante de Kigali, où il a obtenu un baccalauréat en droit. Peu de temps après avoir obtenu son diplôme, il a travaillé dans la province orientale du Rwanda, où il était responsable des politiques et d’une bonne gouvernance. En 2004, il a été nommé juge au Tribunal provincial de Byumba (aujourd’hui le Tribunal d’instance supérieur de Gicumbi), où il a passé une année et demie. En janvier 2006, il a été nommé par décret présidentiel comme secrétaire exécutif dans le secteur Muko, une entité décentralisée du gouvernement dans le district de Gicumbi, dans la province septentrionale. En plus de ses responsabilités en tant qu’agent de l’Etat, il est membre fondateur de deux associations des survivants du génocide, à savoir AERG (Association des Etudiants Rescapés du Génocide) et GAERG (Groupe des anciens de l'AERG). Il est également membre de NDIHO REVIVO (Redonner l'Espoir de Vivre aux Veuves et Orphelins), une association qui aide les survivants du génocide à retrouver espoir et qui informe la communauté rwandaise sur les causes et les conséquences du génocide.




Saima Siddiqui
Pakistan

Saima Siddiqui est une Pakistanaise de première génération, descendante de parents indiens immigrants, et née à Karachi (Pakistan). Elle est titulaire d’une maîtrise en Développement international de l’Université de Bath et une maîtrise en Etudes des Femmes du Centre d’excellence pour les études de femmes de l’Université de Karachi. Actuellement, Saima travaille comme spécialiste du genre au Centre du développement et de la politique sociale (SPDC) à Karachi où elle s’est spécialisée dans l’étude des conflits, des droits de la personne, des croyances et des problèmes de développement en lien avec le genre et la gouvernance au Pakistan. Elle a publié un ouvrage pour les personnes travaillant avec des femmes, « Aao Ghulami apni Chodain » (« Brisons les chaînes de l’esclavage »). A l’Université de Bath, elle a organisé un séminaire intitulé « Serions-nous tous xénophobes ? », sur le thème des problèmes ethniques et de race en Grande-Bretagne ; puis, pour l’Institute for International Policy and Analysis (IFIPA), elle a mis en place un forum vidéo hebdomadaire qui diffuse des documents sur les droits politiques et les droits de la personne. A l’issue de ses études, Saima a participé en tant que bénévole aux activités du Conseil gallois des refugiés, à Cardiff (Grande-Bretagne). A Londres et à Karachi, elle a suivi des cours certifiés de justice sociale et de droits de la personne, et elle a également co-supervisé deux études entreprises sur des questions ayant trait au genre et aux droits de la personne. Saima a reçu le prix de Meilleure performance de la part de la télévision pakistanaise (PTV) et a bénéficié de nombreuses bourses d’études.




Sjoerd Sjoerdsma
Pays-Bas

Sjoerd Wiemer Sjoerdsma est conseiller politique auprès de la section pour le Soudan du ministère néerlandais des affaires étrangères. En tant que chef de pupitre politique et militaire, il est l’une des personnes à créditer pour le soutien néerlandais substantiel apporté à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine au Soudan. Lors de ses visites régulières au Darfour et dans le sud du Soudan, il a été directement confronté aux victimes du génocide ainsi qu’à ceux qui avaient perpétré ces violences de masse. Auparavant, Sjoerd a été choisi pour prendre part au programme du gouvernement néerlandais, ce qui lui a donné l’opportunité de travailler une année et demie au département des affaires internationales du ministère des Transports. Afin de compléter son mandat, il a occupé la fonction d’assistant personnel de l’ambassadeur à l’OSCE lors de la présidence néerlandaise de l’Union européenne. Apres l’obtention du baccalauréat à l’Université d’Utrecht, il s’est spécialisé dans les relations anglo-américaines avec une maîtrise en Relations internationales à la London School of Economics. Sjoerd espère pouvoir utiliser l’expérience accumulée au sein de la section pour le Soudan pour amener les étudiants à réagir et s’investir, et effectuer des présentations sur les complexités du conflit du Darfour et le concept de « devoir de protection ».



Gulazat Tursun
Chine

Gulazat Tursun a effectué ses études de troisième cycle dans le domaine des relations internationales à l’Université Xinjiang (Chine), en 2000. Elle a enseignée le droit pénal, le droit économique, les relations internationales et le droit du travail à l’Ecole d’administration, à Xinjiang, et ce de 2000 à 2004. En 2004, elle a été professeure invitée à l’Ecole de la science et de la technologie de l’Université Xinjiang. Elle est désormais enseignante à l’Université Xinjiang. En 2006, elle a obtenu la maîtrise dans le cadre du programme des droits de la personne de l’Université de Peking, et elle a initié le cours Droits de la personne et Commerce à l’Université Xinjiang. Elle a publié divers articles dans des revues académiques, concernant le développement économique de Xinjiang, la gestion administrative, l’éducation des minorités, les problèmes rencontrés par les femmes, le crime et les drogues, le crime transfrontalier, la corruption, la responsabilité sociale collective, et les droits des travailleurs émigrés. En mars 2006, elle a été envoyée en Suède, au Raoul Wallenberg Institute. Gulazat apprécie le travail bénévole et encourage souvent ses étudiants à contribuer à des efforts de base. Elle a aussi travaillé pour Aizhixing, une ONG chinoise qui œuvre à la protection des droits des personnes infectées par le virus du sida, ainsi que pour l’Association des personnes handicapées. Elle espère continuer de contribuer à l’épanouissement des droits de la personne à Xinjiang et établir une ONG locale qui s’occupe des droits des travailleurs.


Julia Turvey
Canada

Julia Turvey a récemment obtenu une maîtrise en droits de la personne à la London School of Economics (LSE) et est maintenant étudiante au sein du double programme B.C.L./LL.B. à la Faculté de droit de McGill. Lors de son année de maîtrise, elle a également effectué un stage avec un avocat spécialisé en droit des réfugiés, et a aidé à préparer une conférence sur le trafic d’êtres humains. Ses cours portaient essentiellement sur le droit des réfugiés, le droit des conflits armés et les droits de la personne ; et son mémoire sur la procédure du tribunal rwandais Gacaca et le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Dans le cadre de ses recherches, elle s’est rendue à Kigali pour effectuer du travail de terrain. Cet été, elle travaille au bureau du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda comme stagiaire du Centre de McGill sur les droits de la personne et le pluralisme juridique. Julia a travaillé précédemment avec Mines Action Canada en tant qu’Ambassadrice de jeunesse, où elle a suivi une formation comprenant un voyage en Bosnie et en Croatie, ainsi que des sessions avec la Croix-Rouge canadienne. Elle a également travaillé sur un projet au Malawi en 2002, et sur un projet sur le sida à Mahdia (Guyane) en 2000. Julia travaille actuellement avec le Journal for Sustainable Development Law and Policy, et agit comme coordinatrice du groupe de travail sur les droits de la personne de McGill.





Denyse Umutoni
Rwanda

Denyse Umutoni est née en 1976 à Kibirizi, aujourd’hui situé dans la province méridionale du Rwanda. Elle a obtenu un baccalauréat en éducation à l’Université nationale du Rwanda. Lors du génocide de 1994, elle a quasiment perdu sa famille toute entière. Au lieu de lui inspirer la vengeance, cela l’a incitée à promouvoir les droits de la personne et la paix. Depuis 2001, elle est impliquée dans l’action de diverses organisations humanitaires, tels CESTRAR, un syndicat de travailleurs au Rwanda. Denyse est également présidente de l’Association des messagers de la paix (AMP) qui, avec l’aide du gouvernement allemand, a mis en place des associations des droits de la personne dans toutes les écoles secondaires du Rwanda. Ils envisagent aujourd’hui de renouveler l’expérience, cette fois-ci dans les écoles primaires. Depuis 2004, elle a été la coordinatrice nationale de CINEDUC (Education de la jeunesse par le cinéma), un projet financé par DED et l’UNICEF, et qui a réussi dans sa mission de sensibilisation des jeunes et de la population rurale sur les questions de gestion des conflits, des droits des enfants et de discrimination raciale. Denyse est mariée et a une fille.



Ugur Ümit Üngör
Pays-Bas

Uğur Ümit Üngör, né en 1980, a étudié la sociologie et l’histoire aux universités de Groningen, Utrecht, Toronto, et Amsterdam. En 2005, il a été le premier étudiant à réussir summa cum laude le programme de maîtrise de l’Université d’Amsterdam en Etudes de l’Holocauste et des Génocides. La sociologie historique des violences de masse et du nationalisme constitue son centre d’intérêt principal. Il parle couramment plusieurs langues, et a entrepris des recherches d’archives et sur le terrain en Europe ainsi qu’au Moyen-Orient. Il a écrit sur le génocide en général, et sur les génocides arméniens et rwandais en particulier. Aujourd’hui, il est un étudiant doctorant au département d’Histoire de l’Université d’Amsterdam et membre du personnel académique au Center for Holocaust and Genocide Studies à Amsterdam.



Dalia Zatara
Jordanie

Dalia Zatara s’est découvert un réel intérêt pour le domaine des droits de l’homme après un stage comme assistante de terrain avec une ONG internationale au camp de réfugiés de Ruwaished, à la frontière Iraq-Jordanie en 2003. En 2004, elle a été recommandée par le Croissant Rouge jordanien au programme de McGill en Société civile et Rétablissement de la paix au Moyen-Orient, et elle a été nominée pour rejoindre le programme Social Work Matters. Lors de l’année passée à Montréal, elle s’est investie dans divers dialogues et activités de rétablissement de la paix avec ses collègues jordaniens, palestiniens et israéliens, et au sein de la communauté de Montréal en général. Elle a également pu engranger une expérience pratique au Y de Femmes de Montréal, au sein du département Women's Empowerment. Dalia travaille aujourd’hui avec le Croissant Rouge jordanien et collabore avec une de ses associations partenaires, le Sweileh Community Development Center, une des six organisations de base établies par le programme de McGill pour le Moyen-Orient. Leurs efforts visent surtout à rendre leurs droits aux résidents désavantagés des quartiers défavorisés de Sweileh, et à promouvoir l’action de la société civile. Au sein d’un réseau de chercheurs jordaniens, palestiniens et israéliens, elle étudie la relation entre le rétablissement de la paix et l’approche orientée vers les droits pratiquée par ce réseau d’organisations de base. Actuellement, Dalia finit une formation sur le droit international des droits de la personne axée sur les femmes, au Raoul Wallenberg Institute.





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