Conference Participants
 


Lieutenant-General Roméo Dallaire

Né aux Pays-Bas en 1946, Lt-Gén. (retr.) Roméo Dallaire O.C., C.M.M., M.S.C., C.D., LL.D. s’est enrôlé en 1964 dans les Forces armées canadiennes, au sein desquelles il a servi pendant 35 années. Il a été le commandant en chef de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda (Minuar) en 1993-1994, qui, faute d’hommes et d’équipement, n’a pu qu’assister impuissante au massacre de 800 000 civils rwandais. L’incapacité des Nations Unies et de la communauté internationale à réagir face à la gravité de la situation au Rwanda nous est relatée dans son ouvrage J'ai serré la main du diable : la faillite de l'humanité au Rwanda (2003), écrit en collaboration avec le major Beardsley, et qui s’est vu décerner le prix Shaughnessy-Cohen pour une œuvre politique en 2003 et le Prix du Gouverneur général (études et essais de langue anglaise) en 2004.


Après être revenu du Rwanda, il a servi en qualité de commandant adjoint de l’Armée canadienne et de sous-ministre adjoint à la Défense nationale. Il est aujourd’hui conseiller spécial auprès de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et auprès du ministre de la Coopération internationale pour les enfants touchés par la guerre, et conseiller au département des Affaires étrangères et du Commerce international pour tout ce qui relève de l’interdiction de la distribution d’armes légères. Le lieutenant-général Dallaire a également été désigné membre de l’Ordre du Canada et s’est vu attribuer la Légion du Mérite des Etats-Unis. Il a été le premier récipiendaire du prix Aegis pour la prévention des génocides décerné par le Royaume-Uni (2002), en récompense de ses efforts en vue d’empêcher et de minimiser le génocide rwandais. Son retour au Rwanda dix ans après le génocide a fait l’objet d’un film documentaire émouvant, Shake Hands With The Devil: The Journey Of Romeo Dallaire (2004). En 2005, le lieutenant-général Dallaire a été nommé au Sénat en tant que représentant de la province du Québec. Il donne régulièrement des conférences à un large public sur des sujets ayant trait au génocide, au syndrome de stress post traumatique, aux enfants touchés par la guerre et au contrôle de la distribution d’armes légères. Il est présentement membre sénior (Fellow) de l'Institut de Montréal pour les Etudes du Génocide et des Droits de l’Homme, à l'Université Concordia, où il effectue ses recherches; il concentre ses efforts sur la génération d'une volonté politique d'action dans les situations d'atrocités en masse.







Juan Méndez

Juan Méndez etait le conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention des génocides de 2004 à 2007.  Avant d’être nommé à ce poste au sein des Nations Unies, Mr Méndez a occupé la fonction de président du Centre international pour la Justice transitionnelle. Originaire de Lomas de Zamora, en Argentine, Mr Méndez a dévoué sa carrière à la défense des droits de la personne, et il a plaidé pour cette cause à de nombreuses reprises et avec succès dans tout le continent américain. Lors de la dictature militaire en Argentine, il a été arrêté et soumis à la torture et à détention administrative pendant une année et demie en raison de sa participation active à la représentation de prisonniers politiques. A la même époque, Amnesty International l’a reconnu « prisonnier de conscience ». Après sa libération vers la fin des années 1970, Mr Méndez est parti vivre aux Etats-Unis.
Pendant 15 années, il a travaillé avec Human Rights Watch et a concentré ses efforts sur les questions de droits de la personne dans l’hémisphère ouest, contribuant ainsi à la transformation de cette organisation en l’une des institutions les plus respectées dans le monde. En 1994, il est devenu conseiller général pour Human Rights Watch et s’est vu attribuer des responsabilités à l’échelle globale ; il a ainsi pris en charge les sections du contentieux et de normalisation de l’organisation. De 1996 à 1999, Mr Méndez a été le directeur exécutif du Inter-American Institute of Human Rights au Costa Rica. D’octobre 1999 à mai 2004, il a été professeur de droit and directeur du Centre for Civil and Human Rights à l’Université de Notre-Dame (Indiana). Entre 2000 et 2003, il a été membre de la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme de l’Organisation des Etats américains, et a occupé la fonction de président en 2002.
Il a enseigné le droit international des droits de la personne à la Faculté de droit de Georgetown, ainsi qu’à la Johns Hopkins School of Advanced International Studies; il enseigne régulièrement dans le cadre du programme de maîtrise en droit international des droits de la personne à Oxford. Il est le récipiendaire de nombreux prix en lien avec les droits de la personne, le plus récent étant le prix Monseigneur Oscar A. Romero pour exemplarité au service des droits de l’homme de l’Université de Dayton (avril 2000), et le prix Jeanne et Joseph Sullivan de Heartland Alliance (mai 2003).




Martha L. Minow

La professeure Martha Minow est titulaire de la Chaire de droit Jeremiah Smith à la Faculté de droit de Harvard, où elle enseigne le droit de la famille et la procédure civile ; elle estégalement présidente du conseil de chercheurs universitaires Facing History and Ourselves (http://facinghistory.org/campus/reslib.nsf). Elle est l’auteure de nombreux ouvrages, dont Between Vengeance and Forgiveness: Facing History After Genocide and Mass Violence (1998) qui a reçu le certificat méritoire de la Société américaine de Droit international en 2000, et Breaking the Cycles of Hatred: Memory, Law and Repair (2002). Avant d’entrer dans l’enseignement, la professeure Minow a occupé un poste de clerc auprès du juge Thurgood Marcshall, puis auprès du juge David Bazelon. Elle a obtenu son baccalauréat en droit à Yale, sa maîtrise en éducation à Harvard, et son B.A. à l’Université de Michigan. Elle a également servi au sein de la Commission internationale indépendante sur le Kosovo, et a contribué à la création de Imagine Co-existence, un programme du Haut-Commissariat des Nations Unies aux refugiés (http://www.unhcr.org/home.html) qui vise à promouvoir le développement pacifique des sociétés au lendemain de conflits.













Frank Chalk

Le professeur Frank Chalk (Docteur ès Histoire, Université du Wisconsin) a publié à de nombreuses reprises sur le thème du génocide ; il est co-auteur avec le professeur Kurt Jonassohn de l’ouvrage intitulé The History and Sociology of Genocide: Analyses and Case Studies (Yale University Press, 1990). Il a enseigné et présenté ses recherches sur le génocide dans le monde entier, que ce soit lors de conférences, en milieu universitaire, ou au Bureau du procureur des Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et pour le Rwanda, à la Haye. Il a occupé la fonction de président de la International Association of Genocide Scholars (juin 1999 – juin 2001), et il est également un ancien président de l’Association canadienne des Etudes africaines. Il est le directeur du Montreal Institute for Genocide and Human Rights Studies, à l’Université Concordia, où il donne des cours sur l’histoire et la sociologie du génocide, l’Holocauste et l’histoire des relations internationales des Etats-Unis, pour le premier cycle et les études supérieures. Lors de son congé sabbatique en 2000-2001, le professeur Chalk a été Fellow du Center for Advanced Holocaust Studies, au U.S. Holocaust Memorial Museum de Washington (DC).


Les plus récentes publications du professeur Chalk comprennent certains chapitres sur « Hate Radio in Rwanda » publiés dans l’ouvrage The Path of A Genocide: The Rwanda Crisis from Uganda to Zaire, Howard Adelman et Astri Suhrke, éditeurs (New Brunswick, NJ: Transaction Press, 1999), ainsi que « Radio Broadcasting in the Incitement and Interdiction of Gross Violations of Human Rights, including Genocide », in Genocide: Essays Toward Understanding, Early Warning, and Prevention, Roger Smith, éditeur (Association of Genocide Scholars, 1999). En collaboration avec Dinah Shelton, Howard Adelman, Alexander Kiss et William Schabas, il a édité l’ouvrage en trois volumes Macmillan USA Encyclopedia of Genocide and Crimes Against Humanity (Thomson Gale), publié en novembre 2004.











Ben Kiernan

Le professeur Ben Kiernan a obtenu son doctorat à l’Université Monash (Australie) en 1983, et il est aujourd’hui titulaire de la chaire en histoire A. Whitney Griswold de l’Université de Yale. En 1998, il a créé le Genocide Studies Program dans le cadre du MacMillan Center for International and Area Studies de l’Université de Yale, un programme interrégional et interdisciplinaire qui concentre ses recherches sur les questions comparatives et de politiques en relation avec le phénomène du génocide. Le professeur Kiernan est également le directeur du Cambodian Genocide Program depuis 1994, au sein duquel il a joué un rôle prépondérant au travers de la mise en évidence de documents attestant des crimes et du génocide commis par le régime des Khmers rouges, ceci grâce aux recherches effectuées avec le soutien du ministère américain des Affaires étrangères.
Le professeur Kiernan est l’auteur de Blood and Soil: A World History of Genocide and Extermination from Sparta to Darfur (2007), Genocide and Resistance in Southeast Asia: Documentation, Denial and Justice in Cambodia and East Timor (2007), How Pol Pot Came to Power: Colonialism, Nationalism, and Communism in Cambodia, 1930-1975 (1985, 2004), Cambodia: The Eastern Zone Massacres (1986), The Pol Pot Regime: Race, Power and Genocide in Cambodia under the Khmer Rouge, 1975-1979 (1996, 2002) et Le Génocide au Cambodge, 1975-1979 : race, idéologie, et pouvoir (1998). Il est le co-auteur de Khmers Rouges ! Matériaux pour l'histoire du communisme au Cambodge (1981), Peasants and Politics in Kampuchea, 1942-1981 (1982), et Cambodge : histoire et enjeux (1986). L’ouvrage collectif qu’il a édité, Conflict and Change in Cambodia, a obtenu le prix Critical Asian Studies en 2002. Il est enfin l’éditeur des ouvrages Genocide and Democracy in Cambodia: The Khmer Rouge, the United Nations, and the International Community (1993), Burchett: Reporting the Other Side of the World, 1939-1983 (1986), et un des co-éditeurs de Revolution and Its Aftermath in Kampuchea (1983), Pol Pot Plans the Future: Confidential Leadership Documents from Democratic Kampuchea, 1976-1977 (1988), et The Specter of Genocide: Mass Murder in Historical Perspective (2003).






Wole Soyinka

Wole Soyinka est un homme-phare dans le combat pour la dignité dans la liberté au Nigéria, en Afrique et dans le monde. Formé au Nigéria et en Angleterre, Soyinka a enseigné la littérature anglaise dans de nombreuses universités nigérianes, ainsi qu’à Cambridge, Sheffield et Yale. Il a été emprisonné pour conspiration pendant 22 mois jusqu’en 1969 pour avoir écrit un article suggérant un cessez-le-feu avec les rebelles du Biafra. Il a également été poursuivi pour trahison par la dictature militaire au Nigéria en mars 1997. Son œuvre en tant que romancier, dramaturge et poète explore à la fois les questions de culture et de la relation de l’individu au pouvoir. En 1986, le prix Nobel de littérature est venu couronner le travail de Soyinka, « who in a wide cultural perspective and with poetic overtones fashions the drama of existence ». Plus récemment, en 2004, il a été orateur lors de la conférence Reith, intitulée « Climate of Fear ».
Soyinka a également énormément écrit. Ses collections de poèmes comprennent Idanre, and Other Poems (1967), Poems from Prison (1969), A Shuttle in the Crypt (1972), Ogun Abibiman (1976) et Mandela's Earth and Other Poems (1988). Il a également publié deux nouvelles, The Interpreters (1965) et Season of Anomy (1973), ainsi que des œuvres autobiographiques, telles que The Man Died: Prison Notes (1972), Aké (1981), The Open Sore of a Continent: A Personal Narrative of the Nigerian Crisis (1996) et You Must Set Forth at Dawn: a Memoir (2006). Soyinka a écrit plusieurs pièces de théâtre, dont The Swamp Dwellers et The Lion and the Jewel (1963), The Strong Breed (1963), The Trial of Brother Jero (1963) et Jero's Metamorphosis (1973), A Dance of the Forests (1963), The Road (1965), Kongi's Harvest (1967), Madmen and Specialists (1971), Death and the King's Horseman (1975), A Play of Giants (1984), Requiem for a Futurologist (1985), From Zia With Love (1992) et The Beatification of Area Boy (1995).






Hon. Gareth Evans, AO QC

Après plus de 21 années passées à faire carrière en tant que politicien et parfois ministre, Gareth Evans est devenu le président du International Crisis Group (ICG) en janvier 2000. La fameuse institution, qui a son siège à Bruxelles, est une ONG globale et indépendante qui coopère avec près de 120 employés répartis sur cinq continents afin d’empêcher et résoudre les conflits. Ministre des Affaires étrangères d’Australie de 1988 à 1996, Evans a contribué à la création du pacte de paix des Nations Unies pour le Cambodge. Evans a été le vice‑président de la Commission internationale indépendante sur la souveraineté des États et l’intervention, qui a publié La Responsabilité De Protéger en décembre 2001. Il a également été membre et co-auteur avec le Secrétaire général des Nations Unies du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement (2004), de la Weapons of Mass Destruction Commission dirigée par Blix (2006), et de la International Task Force on Global Public Goods (2006) conduite par Zedillo. Aujourd’hui, il est membre du Advisory Committee on Genocide Prevention auprès du Secrétaire général des Nations Unies.
Evans a écrit et édité huit ouvrages, dont Cooperating for Peace: The Global Agenda for the 1990s and Beyond (1993) et Australia's Foreign Relations (1995). Il a par ailleurs publié près de 100 articles dans des revues sur les affaires étrangères, les droits de la personne et les reformes légales et constitutionnelles. Ses articles sur le sujet du génocide comprennent « Crimes against humanity: overcoming indifference » et « Conflict Prevention and Resolution ». Enfin, Evans publie régulièrement des articles d’opinion pour le New York Times, le Washington Post, le Financial Times et d’autres journaux de premier plan.






Yehuda Bauer

Né à Prague en 1926, Docteur  Bauer est un historien et spécialiste de l’Holocauste. Il a étudié à l’Université de Cardiff, au Pays de Galles ; il a obtenu son diplôme après être revenu du front où il avait combattu pendant la guerre Arabo-israélienne de 1948. Il a obtenu son doctorat en 1960, et l’année suivante il a commencé à enseigner à l’Avraham Harman Institute of Contemporary Jewry, à l’Université Hébraïque. Il a été membre du Comité central de Mapam, puis associé du parti au pouvoir en Israël à l’époque, le Mapaï (le parti travailliste israélien) ; il a été professeur invité à l’Université Brandeis, l’Université de Yale, le Richard Stockton College et l’Université Clark. A l’origine de la création du Journal for Holocaust and Genocide Studies dont il a été un éditeur, il a également été membre du comité éditorial de l’Encyclopédie de l’Holocauste.
Ces dernières années, le travail du Docteur Bauer dans le domaine des études sur l’Holocauste et de la prévention des génocides a été récompensé. En 1998, il s’est vu décerner le prix Israël, la plus haute récompense civile en Israël. En 2001, il a été élu membre de l’Académie des Sciences israélienne. Aujourd’hui, il enseigne en tant que professeur des études sur l’Holocauste, à l’université Hébraïque ; il est par ailleurs conseiller pour Yad Vashem et auprès de la International Task Force for Holocaust Education, Remembrance, and Research, et conseiller supérieur auprès du gouvernement suédois dans le cadre du Forum international pour la prévention des génocides.






Gérard Prunier

Gérard Prunier est chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, et directeur du Centre français des Études éthiopiennes à Addis Ababa (Éthiopie). Il a obtenu son doctorat en histoire africaine en 1981 à l’université de Paris et a rejoint le CNRS en 1984. Prunier a effectué des recherches intensives sur l’Afrique de l’est et la Corne de l’Afrique; il a publié plus de 102articles et cinq ouvrages dont Les Ethnies ont une histoire (ed. avec Jean-Pierre Chrétien), L'Ouganda et la question indienne : 1896-1972, The Rwanda Crisis: History of a Genocide, Le Kenya contemporain, (ed. avec François Grignon), et Darfur: The Ambiguous Genocide, From Genocide to Continental War: The "Congolese" Conflict and the Crisis of Contemporary Africa. Par ailleurs, il a été au Rwanda une figure proéminente de l’unité de crise du ministère français de la Défense, qui était chargée de superviser l’action française dans le cadre de l’opération Turquoise. Il a accordé un entretien à Harper's Magazine en août 2006: « Did Somebody Say Genocide?: Gérard Prunier on Darfur », et a récemment publié en ligne à propos de « Darfur's Sudan problem ».






Alison Des Forges
Historienne formée à Harvard et Yale, Alison Des Forges a mis de côté sa carrière académique pour travailler à plein temps à la défense des droits de la personne durant le génocide rwandais. On lui doit de nombreuses analyses qui font aujourd’hui référence, grâce à son travail sur le terrain et ses contacts sur place; elle est aujourd’hui conseillère senior auprès de Human Rights Watch. Au Rwanda, elle a dirigé des projets de recherche dans l’optique d’informer sur le génocide et de contrôler la situation, et elle suit désormais les développements en lien avec le Burundi et le Rwanda qui prennent place au Burundi même et en République démocratique du Congo. Ses recherches sur le génocide, fondées sur son analyse de documents gouvernementaux ainsi que sur de nombreux entretiens avec des survivants et des meurtriers présumés, ont abouti à la publication d’un ouvrage méticuleux, intitulé Leave None To Tell the Story. Des Forges a produit de nombreux documents et apporté ses conseils et son témoignage d’experte tant devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda que devant des juridictions nationales en Belgique, au Canada, en Suisse et aux États-Unis. Elle a co-présidé la Commission internationale de 1994 qui a enquêté sur des exterminations massives au Burundi.









Rebecca Hamilton

Rebecca Hamilton est étudiante dans un programme conjoint organisé par la Faculté de droit d’Harvard et par la John F. Kennedy School of Government, où elle est une boursière Knox. Elle est la co-fondatrice du Harvard Darfur Action Group, une organisation présente sur les campus qui mobilise les étudiants afin de condamner de manière active le génocide soudanais et qui demande au gouvernement de s’engager également à condamner ce génocide. Cette association a été impliquée dans la décision marquante d’Harvard de retirer ses investissements des compagnies qui supportaient le gouvernement soudanais. En tant que boursière Chayes International Public Service, Rebecca a occupé lors de l’été de 1995 le poste de clerc auprès de la Chambre d’appel du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Avant de commencer ses études de droit, elle a travaillé au Soudan où elle a mis en place un plan permettant d’aider les populations déplacées à l’intérieur des frontières soudanaises. Rebecca a rédigé un article d’opinion, Sudan After Garang: Saving the Peace, qui est paru dans le International Herald Tribune le 4 août 2005, et a coécrit un article d’opinion, Darfur Needs Follow Through, qui a été publié par The Boston Herald le 29 novembre 2005. Elle a également rédigé un article pour le Harvard Human Rights Journal, « The Responsibility to Protect: From Document to Doctrine-But What of Implementation? »






Audrey Macklin

Audrey Macklin est professeure auxiliaire à la Faculté de droit de l’Université de Toronto. Elle est titulaire de diplômes en droit des universités de Yale et Toronto, et d’un baccalauréat en science d’Alberta. Apres avoir obtenu son diplôme à Toronto, elle a occupé le poste de clerc auprès de l’honorable Bertha Wilson à la Cour suprême du Canada. Elle a été nommée à la Faculté de droit de Dalhousie en 1991, puis promue professeur auxiliaire en 1998 avant d’intégrer l’Université de Toronto en 2000. Lors de son séjour à Dalhousie, elle est également devenue membre du Immigration and Refugee Board. La professeure Macklin enseigne le droit pénal, le droit administratif, et le droit de l’immigration et des refugiés. Ses centres d’intérêt et de recherche recouvrent la migration transnationale, la citoyenneté, la migration forcée, l’analyse culturelle et féministe, et les droits de la personne. En collaboration avec Georgette Gagnon et Penelope Simons, elle a mené à terme un projet intitulé Deconstructing Engagement: Corporate Self-Regulation in Conflict Zones - Implications for Human Rights and Canadian Public Policy, au travers duquel est examiné le fossé existant dans la gouvernance en ce qui concerne les responsabilités des firmes transnationales dans les cas de violation du droit international des droits de la personne et du droit humanitaire, en particulier dans les opérations extraterritoriales de ces firmes.





William A. Schabas

Actuellement directeur du Irish Centre for Human Rights à l’Université nationale d’Irlande, le professeur Schabas a été formé à l’Université de Toronto et à l’Université de Montréal. En mai 2002, le président du Sierra Leone a nommé le professeur Schabas à la Commission nationale Truth and Reconciliation, sur recommandation de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mary Robinson. Au sein de la Commission, il a occupé une des trois fonctions de commissaire international, de 2002 à 2004.
Le professeur Schabas a rédigé de nombreux ouvrages traitant entièrement ou en partie du droit international des droits de la personne, et il a publié plus de 170 articles dans des revues académiques. Il a souvent participé à des missions pour les droits de la personne au niveau international, agissant comme représentant d’organisations non-gouvernementales telles que Amnesty International (pour le secrétariat international), la Fédération internationale des droits de la personne, et Droits et Démocratie (le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique), que ce soit au Rwanda, au Burundi, en Afrique du Sud, au Kenya, en Ouganda, au Soudan, au Cambodge ou en Guyane ; il est également conseiller juridique auprès d’Amnesty International en Irlande. Il a œuvré comme consultant et expert indépendant pour divers gouvernements et organisations internationales. Il est membre de comités exécutifs de plusieurs organisations internationales des droits de la personne et institutions, dont l’International Institute for Criminal Investigations, qu’il préside. William Schabas est Officier de l’Ordre du Canada.






Luis-Moreno Ocampo

Luis Moreno Ocampo, l’actuel Procureur de la Cour pénale internationale a effectué son ascension d’abord en tant que procureur adjoint de la National Commission on the Disappearance of Persons pendant la « junte militaire » en 1984‑1985, en Argentine. En tant que procureur pour le circuit fédéral de la ville de Buenos Aires de 1987 à 1992, il a été chargé de poursuivre les militaires responsables de la guerre des Malouines (1988), ceux qui avaient pris la tête des rebellions militaires de 1988, et n’a pas été intimidé par les nombreuses affaires de corruption à large échelle. Il a travaillé avec le Banque Interaméricaine de Développement et avec les Nations Unies, en aidant les gouvernements à établir des systèmes de contrôle de la corruption. Il a cofondé Poder Ciudadano, une organisation non‑gouvernementale qui vise à promouvoir la responsabilité citoyenne et la participation à la vie publique. Procureur de la CPI, il a enquêté sur les abus perpétrés en République démocratique du Congo, sur l’insurrection de l’Armée de résistance du Seigneur basée en Ouganda, et sur le conflit du Darfour dans l’ouest soudanais. Mr. Moreno Ocampo est également un membre actif du comité consultatif de Transparency International. Il a publié entre autres In Self Defense, How to Avoid Corruption (1993) and When Power Lost the Trial: How to Explain the Dictatorship to Our Children (1996). Il est aujourd’hui encore professeur de droit pénal à l’Université de Buenos Aires.






Sir Shridath "Sonny" Ramphal

Sir Shridath Ramphal est l’ancien Secrétaire général du Commonwealth britannique. Il est le vice-président de la Commission on Global Governance, président de la World Conservation Union (IUCN), et il préside l’International Steering Committee du programme Leadership in Environmental and Development (LEAD) de la Fondation Rockefeller. Il a été membre de nombreuses commissions internationales indépendantes qui se sont penchées sur des problèmes mondiaux ; on y compte la Commission Brandt, la Commission sur le désarmement et les problèmes de sécurité, la Commission Brundtland sur l’environnement et le développement, la Commission indépendante sur les questions humanitaires, et la Commission du Sud. Shridath Ramphal a été président de la West Indian Commission dont le rapport, rendu au gouvernement caribéen en 1992, donnait des recommandations détaillées pour l’avenir de la région. En 1991, il a été conseiller spécial auprès du Secrétaire général lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED). Son livre, Our Country, the Planet: Forging a Partnership for Survival, a été spécialement écrit pour cette conférence et a été traduit dans de nombreuses langues. Il est aussi membre du comité de directeurs d’Innovative Communications Corporation et a été honoré par le gouvernement indien en tant que récipiendaire en 2002 du prestigieux prix Indira Gandhi pour la paix, le désarmement et le développement.




Irwin Cotler

Le professeur Irwin Cotler a enseigné divers sujets telles que le droit constitutionnel, le droit international des droits de la personne, droit et pauvreté, la Charte des droits et libertés, droit et discriminations, libertés civiles et protection internationale des droits des minorités. Il effectue principalement ses recherches dans les domaines de la liberté d'expression, la propagande haineuse, le droit à l'égalité et le droit constitutionnel comparé. Le professeur Cotler est président d'InterAmicus, le Centre de défense des droits de la personne qui a son siège à la Faculté de droit de McGill, et il est coprésident du Canadian Helsinki Watch Group. Il a représenté des prisonniers politiques du Pérou, de la Tunisie, de la Chine (KunLun Zhang), du Nigéria (Wole Soyinka), de l'Indonésie, de l’Afrique du Sud (Nelson Mandela) et de la Russie (Andrei Sakharov, Aleksandr Nikitin). Il a également prononcé de nombreuses allocutions lors de conférences réunissant des universitaires à Washington, à Moscou et à Jérusalem. Il a eu l'occasion de plaider devant les cours suprêmes du Canada et d'Israël ; il a aussi témoigné devant des comités parlementaires au Canada, aux États-Unis, en Norvège, en Suède, en Russie et dans divers états d'Amérique latine. Il est Officier de l’Ordre du Canada, membre de l’Académie universelle des cultures ; il est également lauréat de la médaille commémorative du juge Walter Tarnopolsky, et il est récipiendaire de la médaille du Barreau de Montréal et du Martin Luther King Jr. Humanitarian Award. En 1999, le professeur Cotler a pris congé de son poste à la Faculté de droit de McGill et a été élu député de la circonscription du Mont Royal. Il a été nommé ministre de la Justice et Procureur général du Canada en 2003. Son travail, qui vise à la prévention des génocides et la poursuite des criminels, a retenu l’attention internationale. Il a travaillé sans relâche pour amener les criminels de guerre nazis devant la justice et pour attirer l’attention du public sur la magnitude de la crise du Darfour. Plus récemment, il a été amené à travailler sur l’inculpation du président iranien Ahmadinejad pour incitation au génocide telle que définie par la Charte des Nations Unies et la Convention sur le génocide.






Catherine Lu

La professeure Catherine Lu enseigne dans les domaines de la théorie politique et des relations internationales, et par le passé elle a également dispensé des cours sur le libéralisme contemporain et les théories de justice, l’histoire de la pensée des relations internationales, l’éthique internationale, et les problèmes de justice et de réconciliation après un conflit. Elle est l’auteure de Just and Unjust Interventions in World Politics: Public and Private (UK: Palgrave Macmillan, 2006), et elle a publié plusieurs articles dans The Journal of Political Philosophy, la International Studies Review, Ethics and International Affairs, International Relations, et la Review of International Studies, sur des thèmes tels que la justice, le cosmopolitanisme, la reconstruction morale après la guerre, et le rôle des droits de la personne dans un contexte de justice transitionnelle. Actuellement, elle est directrice des recensions pour Ethics and International Affairs (Blackwell), le journal du Carnegie Council for Ethics in International Affairs (New-York). En 2004-2005, elle a été membre (Fellow) de l’Edmond J. Safra Foundation Center for Ethics, à l’Université d’Harvard. Elle a également été éditrice invitée pour l’édition spéciale d’International Relations de décembre 2004 sur « Evil and International Affairs ». Présentement, elle rédige un ouvrage sur la question de la reconstruction morale qui prend place suite à un conflit, des atrocités et de l’oppression. Son projet de recherche à venir examinera l’usage de la force dans la politique mondiale, le cosmopolitanisme et l’humanitarisme.






Frédéric Mégret

Le professeur Frédéric Mégret a travaillé pour le Comité international de la Croix-Rouge, participé à la défense d’un accusé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, et a été membre de la délégation française pour la conférence de Rome sur la création de la Cour pénale internationale. Il a par ailleurs servi dans les Forces armées françaises en tant que casque bleu au sein de la FORPRONU en 1995.  Le professeur Mégret est l’auteur de l’ouvrage Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Pedone, 2002), et a coédité avec le professeur Philip Alston la seconde édition de l’ouvrage The United Nations and Human Rights: A Critical Appraisal (Oxford University Press, 2004).


 



Douglas Greenberg

Le Dr Douglas Greenberg est professeur d’histoire à l’Université de Californie du Sud, et directeur exécutif pour l’USC Shoah Foundation Institute for Visual History and Education. Fondée en 1994 par Steven Spielberg, la Fondation Shoah est chargée de rassembler 50 000 témoignages de survivants de l’Holocauste. Sous la direction du Dr Greenberg, la Fondation a dépassé l’objectif fixé, pour atteindre un total de plus de 52 000 récits rapportés dans trente deux langues. Le Dr Greenberg a tout d’abord été historien du droit américain. Auparavant, il a été président de la Chicago Historical Society et vice-président de l’American Council of Learned Societies. Il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles traitant de différents aspects de l’histoire américaine, l’Holocauste et les génocides, l’impact de la technologie sur la connaissance, et l’histoire publique.






Gary J. Bass

Gary J. Bass est professeur associé en Science politique et Affaires internationales à l’Université Princeton. Il est l’auteur de Stay the Hand of Vengeance: The Politics of War Crimes Tribunals, et de Freedom's Battle (à paraître, aux éditions Knopf). Il a été correspondant à Washington et sur la côte Ouest pour The Economist. Il a également écrit des articles pour The New York Times, The New Yorker, The Washington Post, The Los Angeles Times, The New Republic, Foreign Affairs, ainsi que pour d’autres quotidiens.










Mark Doyle

Mark Doyle est un journaliste reconnu au plan international ; en 1986, il a commencé à travailler à la BBC. Il en est a été le correspondant en Afrique de l’est de 1993 à 1994, et en Afrique de l’ouest de 1997 à 2002. Correspondant pour la radio et la télévision lors du génocide rwandais en 1994, il a même souvent été le seul correspondant étranger dans la capitale Kigali. Il a aussi couvert les guerres en Afrique de l’ouest, au Sierra Léone, au Libéria et en Guinée à la fin des années 1990. Mr Doyle est actuellement un correspondant aux affaires mondiales pour la BBC. En 2004, il a reçu le premier prix UNCA / Fondation des Nations Unies (Catégorie reportage sur les questions humanitaires et de développement) pour son reportage sur le Libéria d’après-guerre.





Howard Wolpe

Howard Wolpe est le directeur du programme Afrique ainsi que du projet Leadership and Building State Capacity, au Woodrow Wilson International Centre for Scholars. Elu au congrès américain à sept reprises, le Dr Wolpe a obtenu son doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le Dr Wolpe est membre du Council on Foreign Relations, et membre du conseil de directeurs de National Endowment for Democracy (NED) et d’Africare. Il a publié à de nombreuses reprises sur l’Afrique, la politique étrangère américaine, et la gestion des conflits ethniques et de race. Présentement, le Dr Wolpe travaille à la rédaction d’un ouvrage qui sera essentiellement basé sur son expérience diplomatique lors de la mise en place du processus de paix au Burundi ; alors qu’en Afrique, il dirige plusieurs programmes de formation de dirigeants après des périodes de conflit.




Taner Akçam

Taner Akçam - sociologue, historien et écrivain – est né en 1953 dans la province d’Ardahan, en Turquie. Il a obtenu l’asile politique en Allemagne après avoir été condamné à dix ans d’emprisonnement pour sa participation à des activités politiques à caractère révolutionnaire, ce qui a conduit en 1976 à son adoption par Amnesty International en tant que prisonnier de conscience. Il est l’auteur de dix ouvrages académiques sur l’histoire et la sociologie, ainsi que de nombreux articles rédigés en turc, en allemand et en anglais. Sa dernière publication est intitulée A Shameful Act: The Armenian Genocide and the Question of Turkish Responsibility (Metropolitan Books, 2006). Le professeur Akçam a été l’un des premiers universitaires à discuter ouvertement du génocide arménien perpétré par le gouvernement turc ottoman en 1915. Il est actuellement professeur invité d’histoire à l’Université du Minnesota.





Michael Ignatieff

Michael Ignatieff est le chef adjoint du Parti libéral du Canada et de l’opposition à la Chambre des communes canadienne. Auteur, journaliste, et réalisateur de documentaires, il a également occupé des postes à Cambridge, Oxford, à l’Université de Toronto et Harvard, où il a été titulaire de la Chaire Carr et directeur du Carr Center for Human Rights Policy. Michael Ignatieff a développé une véritable expertise dans le domaine des droits de la personne, de la sécurité et des affaires étrangères au travers de ses expériences directes dans des pays en proie à divers conflits ; c’est ce qui fait de lui un conseiller tenu en haute estime par de nombreux gouvernements nationaux, et un membre respecté de nombreuses commissions internationales et groupes de travail. En 2001, il a été le représentant pour le Canada au sein de la Commission internationale indépendante de la souveraineté des Etats et de l’intervention, qui s’efforce de codifier les droits et devoirs de la communauté internationale, en particulier en ce qui concerne la protection des individus à titre humanitaire lorsque ceux-ci sont incapables de se défendre eux-mêmes. Son ouvrage Blood and Belonging paru en 1993 explore la question de la dualité des nationalismes, de la Yougoslavie à l’Irlande du Nord. The Warrior's Honour: Ethnic War and the Modern Conscience (1998) aborde le sujet des conflits motivés par les différences ethniques et examine les exemples de l’Afghanistan et du Rwanda. Virtual War: Kosovo and Beyond (2000) qui décrit les problèmes rencontrés dans les opérations modernes de maintien de la paix (avec une mention particulière de la présence de l’OTAN au Kosovo), a été récompensé par le prix George Orwell. Ses trois ouvrages les plus récents sont Empire Lite: Nation-Building in Bosnia, Kosovo, Afghanistan (2003), The Lesser Evil: Political Ethics in an Age of Terror (2004) et American Exceptionalism and Human Rights (2005).

Jan Pronk

Jan Pronk est un politicien et diplomate néerlandais réputé. Ministre de la Coopération pour le développement, puis ministre de l’Environnement, il a radicalement transformé la politique de coopération au développement des Pays-Bas en concentrant ses efforts sur la distribution égale de puissance et de richesse dans le monde. Il a été Secrétaire général adjoint à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) de 1980 à 1985, Vice-Secrétaire général des Nations Unies de 1985 to 1986, et a occupé la fonction d’envoyé spécial des Nations Unies au Sommet mondial pour le développement durable qui s’est tenu à Johannesburg en 2002. Il a également été membre de la Commission on Global Governance de 1991 à 1995, et vice-président de la Global Coalition for Africa de 1991 à 1998. Depuis 2002 il est professeur affilié en théorie et pratique du développement international à l’Institute for Social Studies de la Haye, et il a édité un livre intitulé Catalysing Development: A Debate on Aid (2004). Jan Pronk a aussi été le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Soudan de 2004 à 2006, où il a dirigé l’opération de maintien de la paix des Nations Unies (UNMIS). Au mois de septembre 2006, il a demandé qu’un « mois de tranquillité » soit observé durant le Ramadan. Cet appel pour un cessez-le-feu implicite, ainsi que ses commentaires très critiques vis-à-vis de la situation de crise au Darfour, disponible sur son site internet personnel (http://www.janpronk.nl/), ont amené le gouvernement soudanais à demander son congédiement et à le déclarer persona non grata.

 


 

Wiebe Arts

Wiebe Arts est un ancien sous-officier de l’infanterie néerlandaise (1984-2000), un officier d’information publique, et historien à l’Institut néerlandais des vétérans. En tant que membre de l’Armée royale des Pays-Bas, il a servi comme agent de maintien de la paix au sein de la Force de Protection des Nations Unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU) dans la ville de Srebrenica en Bosnie de l’est, une « zone sûre » des NU, de janvier à avril 1995. Le 11 juillet 1995, 1 500 soldats Serbes bosniaques ont entouré l’enclave and conduit à l’écart les hommes et garçons musulmans « physiquement aptes » pour les exécuter sommairement. Environ 450 soldats du bataillon Dutchbat III étaient présents lorsque Srebrenica est tombée, et certains d’entre eux – ignorant ce qui se tramait – auraient aide l’armée serbe bosniaque à séparer les hommes et les garçons de leur famille avant qu’ils ne soient mis à part et tués, le total des victimes s’élevant à 7 000 personnes. Après plusieurs enquêtes, le bataillon néerlandais a été absout de tout blâme pour les événements qui avaient conduits au massacre. En novembre 1999, les Nations Unies ont publié un rapport extrêmement critique à leur propre égard concernant leur performance où l’Organisation affirme que, « en raison d’erreurs, de mauvais jugements et de l’incapacité de reconnaître l’ampleur du mal auquel nous faisions face, nous avons failli dans la tâche qui nous incombait pour sauver la population de Srebrenica de la campagne serbe de meurtre en masse ». 


Colette Braeckman

Colette Braeckman est une journaliste qui travaille avec le journal belge francophone Le Soir et une contributrice fréquente pour Le Monde diplomatique. Elle est surtout connue pour son expertise dans les affaires africaines, en particulier en ce qui concerne l’Afrique centrale. Elle est l’auteure des ouvrages suivants : Le dinosaure : le Zaïre de Mobutu (1992), Rwanda : histoire d'un génocide (1994), Terreur africaine. Burundi, Rwanda, Zaïre : les racines de la violence (1996), L'enjeu congolais : l'Afrique centrale après Mobutu (1999) et Les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale (2003). Plus récemment, Mme Braeckman a couvert pour Le Soir les élections au Congo et leurs répercussions.





Peter Leuprecht

Peter Leuprecht a obtenu son doctorat en droit à l’Université d’Innsbruck (Autriche), où il est devenu professeur adjoint. Le professeur Leuprecht a été l’un des officiels du Secrétariat général du Conseil de l’Europe à Strasbourg (France) ; puis, de 1980 à 1993, il a été directeur des droits de l’homme, avant d’être élu Secrétaire général adjoint en 1993. Le professeur Leuprecht a enseigné à l’Université de Strasbourg et à l’Université de Nancy (France) et à l’Académie européenne de droit de Florence (Italie). Il a été doyen de la Faculté de droit de McGill de 1999 à 2003. Il s’est vu décerner le prix du Civisme européen en 1991 et la récompense des droits de l’homme de la Lord Reading Law Society en 2001. Il a été membre du Comité des quatre sages qui ont préparé un agenda des droits de l’homme pour l’Union européenne. En août 2000, il a été nommé représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les droits de l’homme au Cambodge. Actuellement, il est le directeur de l’Institut d’Etudes internationales de Montréal et professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM ; il occupe également la fonction de conseiller auprès du ministère canadien de la Justice. Il est l’auteur de nombreuses publications dans le domaine du droit international et des droits de la personne.






Ali B. Ali-Dinar

Originaire d’El Fasher, dans le nord du Darfour, le Dr Ali B. Ali-Dinar est le petit-fils du dernier roi du Darfour, Sultan Ali-Dinar. Le Dr Ali B. Ali-Dinar a obtenu son baccalauréat en arts et sa maîtrise à l’Université de Khartoum (Soudan), et son doctorat en folklore et vie du folklore à l’Université de Pennsylvanie en 1995. Depuis octobre 1994, le Dr Dinar travaille en tant que directeur du Programme extérieur au Centre des Etudes africaines de l’Université de Pennsylvanie. Il est le fondateur du Darfur Information Center, une source d’information en ligne sur la région du Darfour dans l’ouest soudanais et a prononcé de nombreux discours, effectué des présentations et accordé des entretiens à propos du Darfour, que ce soit à l’Université Georgetown, à Cornell, à Swarthmore College, au U.S. Holocaust Museum, ou devant les Nations Unies. Le Dr Dinar est un ancien président de l’Electronic Technology Group ; il préside actuellement l’Association des Etudes soudanaises, l’Outreach Council de l’Association des Etudes africaines aux Etats-Unis, et la Darfur Alert Coalition basée a Philadelphia.





Mark Thompson

Le Dr Mark Thompson, critique indépendant et journaliste, est l’auteur de Forging War: The Media in Serbia, Croatia, Bosnia & Herzegovina (London, 1994 et 1999), ouvrage dans lequel il a développé une analyse largement acclamée du rôle que les médias ont joué dans la crise finale et l’implosion de la Yougoslavie. Le livre en question a été traduit en croate et en serbe, et l’édition de 1999 a été désignée « Livre de l’année » par deux journaux britanniques, The Guardian et The Observer. Il a également écrit A Paper House: The Ending of Yugoslavia (1992) et a participé à la rédaction d’Unfinished Peace, le rapport de 1996 de la Commission internationale sur les Balkans. En 1999, Thompson a rédigé pour l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) un rapport conséquent sur l’aide internationale apportée aux médias en ex-Yougoslavie, puis l’a présenté au Conseil permanent de l’OSCE à Vienne. Il est également coéditeur et co-auteur, avec Monroe Price, de Forging Peace: Intervention, Human rights and the Management of Media Space (Edinburgh, 2002), la première étude complète des rôles que les médias peuvent jouer dans la reconstruction d’un pays à l’issue d’un conflit. En 1994 et 1995, il a dirigé l’Unité d’analyse des médias au sein de la mission des Nations Unions en ex-Yougoslavie (FORPRONU). En 1998 et en 1999, il a été le premier porte-parole et directeur pour les questions de médias au sein de la mission élargie de l’OSCE en Croatie. En 2004, Mr Thompson a dirigé un projet pour l’ONG néerlandaise Press Now ; ce projet a résulté en un rapport donnant un compte-rendu détaillé des activités de développement des médias lors des missions de l’OSCE dans les Balkans, le Caucase et en Asie centrale. En 2005 il a dirigé une conférence internationale sur ce même thème au ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. En 2005, il a été un témoin-expert sur les médias lors du procès de Momcilo Krajisnik (un des dirigeants Serbes bosniaques pendant la guerre) devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Ces dernières années, il a travaillé comme consultant indépendant sur la politique des médias auprès du ministère des Affaires étrangères du Danemark, auprès du ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth et le département du Développement international du Royaume-Uni, International Media Support (Danemark), International IDEA (Suède), Article 19 (Royaume-Uni), l’l'Open Society InstituteSI, Budapest et Londres), et comme directeur du programme pour les Balkans de l’International Crisis Group .








Stephen Toope

Le professeur Stephen Toope est le 12ème président et vice-chancelier de l’Université de Colombie-Britannique, et a été Doyen de la Faculté de droit de McGill de 1994 à 1999. Il a obtenu son baccalauréat en histoire et littérature en 1979 à l’Université Harvard, ses diplômes en droit en 1983 à l’Université McGill, et son doctorat en 1987 à l’Université de Cambridge. Il enseigne et recherche dans les domaines du droit international public et de règlement international des différends. Ancien président du Conseil canadien de droit international et membre du comité exécutif de la Société américaine de droit international, le professeur Toope a publié dans des revues internationales de premier plan à propos des règlements internationaux des différends, du droit environnemental international, des droits de la personne, de l’usage de la force et de la théorie juridique internationale. Il a remporté le prix Francis Deák décerné par la Société américaine de droit international. Le professeur Toope conseille régulièrement le ministère canadien des Affaires étrangères et du commerce international, l’Agence canadienne pour le développement international et le ministère de la Justice ; il est membre des comités de plusieurs organisations non-gouvernementales qui visent à promouvoir les droits de la personne et le développement international, dont le Centre international d’éducation aux droits humains  (anciennement Fondation canadienne des droits de l’homme) et le World University Service of Canada. Il a également dirigé des séminaires sur les droits de la personne pour des officiels au Canada, en Malaisie, à Singapour et en Indonésie, et il a été membre de la délégation d’observation des Nations Unies aux premières élections en Afrique du Sud après l’apartheid. Il a occupé la fonction de directeur des recherches, le Bureau du représentant spécial pour la Commission Royale pour les Affaires aborigènes en 1991, et depuis 2002 il est membre du comité du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires.








Allan Thompson

Allan Thompson est professeur adjoint à l’école de journalisme et de communication de l’Université Carleton. Il est titulaire d’un baccalauréat en journalisme obtenu à Carleton en 1986, et d’une maîtrise en relations internationales obtenu à l’Université de Kent à Canterbury. Il a intégré le corps professoral de l’Université Carleton en 2003 après avoir passé 17 années à travailler en tant que reporter pour le Toronto Star, le quotidien le plus distribué au Canada. Le professeur Thompson a travaillé pendant dix années comme correspondant pour The Star sur la colline parlementaire à Ottawa, assurant une liaison pour les affaires étrangères, la défense et les questions d’immigration, et a effectué des reportages sur des sites tels que le Rwanda, le Zaïre, le Sierra Léone et le Kazakhstan. Il se trouvait au Rwanda pour The Star, lors de l’exode massif de refugiés rwandais depuis l’est du Zaïre en 1996 ; depuis, il y est retourné à plusieurs reprises afin de rédiger toute une série d’articles. Il a également tenu une chronique sur la carrière de Romeo Dallaire dans The Star et a effectué un reportage sur son témoignage devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il est aujourd’hui a la tête d’un projet d’aide structurelle aux médias, intitulé The Rwanda Initiative et qui met en place un partenariat entre l’école de journalisme de Carleton et l’Université nationale du Rwanda. Son premier livre est une collection d’articles The Media and the Rwanda Genocide (2007), il vient d’être publié par Pluto Press, Fountain Publishers et le Centre de Recherche pour le développement international.

 





Christian Mumenthaler

Christian Mumenthaler est le responsable en chef de la section de gestion des risques et CRO du Swiss Re Group, une entreprise de réassurance experte dans les solutions de sécurisation des risques. Dans une décision qui fait date, Swiss Re a établi un partenariat de long terme avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) afin de former un groupe de soutien global CICR, chargé « de renforcer et développer le droit humanitaire et les principes humanitaires universels ». Mr Mumenthaler a obtenu son doctorat à l’Institut de biologie moléculaire et de biophysique du Swiss Federal Institute of Technology (ETH) de Zurich. Avant de se joindre à Swiss Re en 1999, il était associé au sein du Boston Consulting Group. Il est entièrement dévoué aux causes du développement durable et d’une gouvernance équilibrée dans la sphère économique à travers le monde. En plus de ses responsabilités dans le monde des affaires, il est le vice-président de l’International Risk Governance Council; membre de l’Asymmetric Threats Contingency Alliance, une initiative philanthropique qui offre un forum de discussion des challenges mondiaux complexes. Il est enfin membre du World Business Council for Sustainable Development; et jeune Leader au sein du Forum économique mondial.








Salih Mahmoud Osman

Salih Mahmoud Osman, activiste des droits de la personne et juriste de la région du Darfour (Soudan), a été le récipiendaire en 2006 de la plus haute distinction décernée par Human Rights Watch pour le courage qu’il a manifesté en défendant et assurant la représentation d’individus qui ont été détenus et torturés par le gouvernement soudanais au cours des vingt dernières années. Son engagement pour les causes humanitaires n’est toutefois pas resté sans conséquences. En 2004, Mr Osman a été arrêté par le gouvernement soudanais et détenu sans inculpation pendant sept mois, et il n’a été relâché qu’après avoir effectué une grève de la faim. Collaborateur et source d’inspiration pour des organisations telles que Save Darfuret la Sudanese Organization Against Torture, Mr Osman est également membre de l’opposition parlementaire, il œuvre à la réforme juridique tout en continuant d’offrir l’aide juridictionnelle à Nyala dans le sud du Darfour et à Khartoum.






Brian Stewart

Brian Stewart, un journaliste et correspondant à l’étranger des plus expérimentés, est l’animateur du programme d’affaires étrangères CBC News: Our World, ainsi que le correspondant senior pour le programme d’actualités The National de Canadian Broadcasting Corporation (CBC). En 1994, il a reçu un prix Gemini pour le reportage « Rwanda: Autopsy of a Genocide », dans lequel il mettait en évidence l’existence (négligée) de signes annonciateurs de massacres en masse. Deux années plus tard, il a reçu un autre prix Gemini dans la catégorie « Best Overall Broadcast Journalist ». Stewart a effectué des reportages dans neuf zones de guerre et a énormément travaillé dans les pays sous-développés. Il a été le premier journaliste nord-américain à attirer l’attention sur la famine qui sévissait en Éthiopie en 1984 et son reportage sur les enfants esclaves pendant la guerre civile au Soudan, Sudan: Children of Darkness, a remporté plusieurs récompenses internationales, dont le prix UNDA au Festival de Télévision de Monte-Carlo en 1989.









Prince Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein

Le prince Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein est l’ambassadeur de Jordanie aux Etats-Unis. Né à Amman, le prince Zeid a été formé à l’Université Johns Hopkins et a obtenu son doctorat en histoire au Christ’s College (Cambridge). Il a servi dans les Forces armées jordaniennes, et est l’auteur de nombreuses publications sur l’histoire de la Jordanie et du monde arabe. De 2000 à 2007, il a été le représentant permanent de la Jordanie aux Nations Unies, après quatre années passées en tant que représentant permanent adjoint de la Jordanie. En 2006, il a été candidat officiel à la succession de Kofi Annan au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Il a été instrumental dans la création de la Cour pénale internationale (CPI), présidant le groupe de travail informel des Nations Unies sur les génocides, les crimes de guerres, et les crimes contre l’humanité ; ceci devant servir à la Commission préparatoire de la Cour pénale internationale. En septembre 2002, le prince Zeid a été élu premier président de l’Assemblée des Etats Parties à la CPI, une fonction qu’il a occupé pendant trois ans. Il a également été officier politique membre de la mission des Nations Unies de maintien de la paix en ex-Yougoslavie (PROFORNU) de 1994 à 1996. Suite à des allégations d’abus sexuels lors des opérations de maintien de la paix en 2004, le prince Zeid a été nommé conseiller du Secrétaire général pour les actes d’exploitation et d’abus sexuels. Le rapport du prince Zeid– appuyé par tous les Etats présents au Sommet mondial et à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2005 – détaille une stratégie qui permettrait de traiter le problème des actes d’exploitation sexuelle lors des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Le prince Zeid a également présidé le Rapport du Comité spécial sur la portée de la protection juridique offerte par la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé, et il a été le coordinateur du Mouvement des non-alignés pour le maintien de la paix. Le prince Zeid est actuellement président du comité consultatif du Fond des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM) et membre du comité consultatif de l’Institut pour la Justice historique et la Réconciliation.







Peter Langille

Dr H. Peter Langille est titulaire d’une bourse de recherche du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), directeur associé de recherche sur l’initiative globale pour le développement d’un service d’urgence d’assistance à la paix pour les Nations Unies (SUAPNU), et directeur de « Global common Security i3 ». Ces dix dernières années, il a enseigné à l’Université de Western Ontario, où il s’est spécialisé dans les études de la paix et des conflits, des opérations de la paix des Nations Unies, de la politique mondiale, de la défense canadienne et de la politique étrangère. Peu de temps avant la fin de la Guerre froide, il a initié des discussions au plus haut niveau à propos d’une révision de la doctrine militaire de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, et de déploiements vers une orientation plus défensive. Au début des années 1990, ses propositions de conversion de la base des Forces canadiennes Cornwallis en un centre d’entraînement multinational pour le maintien de la paix ont été entendues par plusieurs gouvernements, et ont amené ces derniers à créer le Centre Pearson pour le maintien de la paix. Dans son ouvrage paru en 2002, Bridging the Commitment Capacity Gap: Existing Arrangements and Options for Enhancing UN Rapid Deployment, il s’attache à développer le concept, le modèle, ainsi que des situations et des plans pour l’établissement permanent d’un Service d’urgence d’assistance à la paix des Nations Unies. En 2003, ce modèle a été adopté comme document de travail par le Groupe de travail international pour un SUAPNU. Son quatrième ouvrage, Urgent (à venir) développe les diverses conditions requises par un service de ce type. Peter a par ailleurs travaillé avec des gouvernements à différents niveaux, et il demeure très actif au sein des comités de quatre organisations de la société civile. Mis à part ses activités de recherche et d’enseignement, il possède six années d’expérience pratique dans le domaine de la prévention, la gestion et la transformation des conflits violents.







Richard Goldstone

Juge en Afrique du Sud depuis 1980, Richard Goldstone a contribué au démantèlement de l’apartheid de l’intérieur. En 1991, il a été nomme président de la Standing Commission of Inquiry Regarding Public Violence and Intimidation (la « Commission Goldstone ») qui a mis a jour de nombreuses atrocités, et dont l’action critique a permis de désamorcer la violence politique si courante a l’époque. Entre 1994 et 2003, il a occupé la fonction de juge à la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud, celle-ci jouant un rôle vital dans la transition de ce pays vers un régime démocratique. De 1994 à 1996, Mr Goldstone a été le premier Procureur des Tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda et l’ex-Yougoslavie. Il a également présidé l’Enquête indépendante sur le Kosovo, ainsi que le comité qui a rédigé la déclaration des responsabilités et des devoirs humains de Valence. En 2004, il a été assigné par le Secrétaire général des Nations Unies à la Commission Volcker, chargée d’enquêter sur le programme en Iraq « Pétrole contre nourriture » et qui a proposé depuis la mise en place d’un programme similaire au Soudan. Il est l’auteur de nombreux articles de droit pénal international, et a rédigé l’ouvrage intitulé For Humanity: Reflections of a War Crimes Investigator (2000).








Joe Clark

C’est en 1979, que le très honorable Joe Clark, âgé de 39 ans, est devenu le plus jeune Premier Ministre de l’histoire du Canada. Il entra dans l’arène politique pour la première fois lors des élections provinciales en Alberta, en 1967 ; quelques années plus tard, en 1972, il remporta les élections fédérales en tant que candidat conservateur. Il fut à la tête du Parti conservateur de 1976 à 1983, puis entre 1998 et 2003. C’est lors de son mandat en tant que secrétaire d’Etat aux affaires externes, de 1984 à 1991, que Mr Clark renforça la position du Canada en tant que nation protectrice des droits de la personne et contribua à la libéralisation du commerce. C’est encore lui qui fut à la tête de l’effort des ministres des Affaires étrangères du Commonwealth pour mettre un terme à l’apartheid en Afrique du sud ; et il œuvra à sécuriser la libération de nombreux prisonniers politiques de l’Union soviétique. En 2006, il a dirigé l’équipe d’observation des élections du centre Carter en République démocratique du Congo, puis en 2004 la délégation d’observation du Commonwealth au Cameroun, aux fins de surveillance des élections présidentielles qui s’y déroulaient. Démissionnaire de la Chambre des Communes en 2004, il est alors devenu le premier Distinguished Statesman-in-Residence à l’Ecole du Service international, et membre (Senior Fellow) du Centre pour les Etudes nord-américaines, de l’Université américaine (Washington, DC). Il est aujourd’hui professeur en Pratique des partenariats public-privé au sein du Centre d’études sur les régions en développement, à l’Université McGill








Tony Comper

Tony Comper est le prédécesseur de l'actuel président et CEO du groupe bancaire BMO. Il a commence sa carrière au sein de BMO en 1967 après avoir obtenu son baccalauréat en langue anglaise de l’Université de Toronto. Mr Comper siège au conseil d’administration de la Banque de Montréal, et il est également membre du conseil d’administration de la Conference monétaire internationale. Il est vice-président de l’Institut C.D. Howe et directeur de la Fondation commémorative C.D. Howe. Il est également président du comité consultatif de The Learning Partnership, membre du comité consultatif de Femmes sur les marchés financiers, et membre du comité de politique nord-américaine du Conseil canadien des chefs d’entreprises. Mr Comper a occupé les fonctions de président de campagne pour l’Université de Toronto, de président du conseil d’administration de l’université, de vice-président de l’Hôpital St. Michael’s, et a été membre de la Campagne Forging Our Futures de l’Université du New Brunswick. Il est également membre du comité consultatif International Business Leaders auprès du maire de Beijing, et du conseil d’administration du Conseil canadien des chrétiens et des juifs. En 1998, Mr Comper a été le récipiendaire du prix des Relations humaines de la part du Conseil canadien des chrétiens et des juifs ; en 2003, il a reçu le Prix de distinction de la part de B’nai Brith Canada. En 2005, Mr Comper et sa femme Elizabeth ont fondé FAST (Combattre l’antisémitisme ensemble), une coalition nationale de la communauté canadienne non‑juive et des chefs d’entreprise décidés à prendre position contre l’antisémitisme.










Francis Deng

C’est en mai 2007 que Francis Deng fut nommé comme conseiller spécial sur la prévention du génocide auprès du Secrétaire général des Nations Unies. Le Dr Deng a obtenu son diplôme de droit à l’Université de Khartoum, et sa maîtrise et son doctorat à la Faculté de droit de Yale, et il fut le premier Soudanais du sud à obtenir un doctorat tous domaines confondus. Il a travaillé au sein du service étranger soudanais entre 1972 et 1983, et a été successivement ambassadeur du Soudan aux Etats-Unis, au Canada, en Scandinavie, puis ministre d’Etat aux Affaires étrangères. Il a également occupé la fonction de président suppléant pour le Forum Africa Leadership de 1996 à 2000. Le Dr Deng a également été, de 1992 à 2004, représentant du Secrétaire général pour la question des personnes déplacées dans leur propre pays, et a reçu en 2000 le prix Rome pour l’action humanitaire et au service de la paix, en récompense de son travail sur les déplacements de populations à l’intérieur de leur propre pays. Il a été nominé professeur de recherche en Politique internationale, Droit et Société à l’Ecole d’Etudes internationales avancées de l’Université Johns Hopkins, où il est par ailleurs Directeur du Centre d’Etudes sur les Déplacements. Il a également enseigné et été accueilli comme professeur invité à l’Institut d’Etudes internationales Ralph Bunche, au Graduate Center de la City University of New York, à l’Université de New York, à la Faculté de droit de Yale, au Centre Woodrow Wilson, à la Fondation des Frères Rockefeller, à l’Institut des Etats-Unis pour la paix, au Centre John W. Kluge de la Bibliothèque du Congrès, ainsi qu’à l’Institution Brookings, où il a cofondé le Projet de l’Institution Brookings sur les deplacements internes. Il a écrit, coécrit, et édité plus de trente ouvrages dans les domaines du droit, du règlement des conflits, du déplacement de populations, des droits de la personne, de l’anthropologie, de l’histoire et des sciences politiques ; il a aussi rédigé deux romans sur la crise identitaire qui secoue le Soudan. En 2005, il fut le co-récipiendaire du prix Grawemeyer de l’Université de Louisville pour « Idées améliorant l’ordre mondial », et en 2007 il a reçu le prix Merage Foundation American Dream Leadership Award.









David Sheffer

De 1997 à 2001, sous la seconde administration Clinton, David Scheffer a occupé la fonction de premier ambassadeur itinérant des Etats-Unis pour les questions de crime de guerre, participant à la création des Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, le Tribunal spécial de la Sierra Leone, ainsi que les Chambres extraordinaires au Cambodge. Il fut le négociateur en chef pour les Etats-Unis lors des discussions engagées avec les Nations Unies en vue d’établir une Cour pénale internationale permanente, et il fut à la tête du Groupe de travail sur la prévention des atrocités. Durant le premier mandat de l’administration Clinton, Scheffer a occupé la fonction de conseiller senior auprès de la Représentante américaine aux Nations Unies, Dr Madeleine Albright, et il a également travaillé au sein du Deputies Committee du Conseil de Sécurité nationale de 1993 à 1996. Scheffer a obtenu ses diplômes de baccalauréat aux universités Harvard et Oxford, et son diplôme de LL.M. à la Faculté de droit de l’Université Georgetown. Par le passé, il a aussi été vice-président de l’United Nations Association of the United States of America (UNA-USA) et membre (senior fellow) de l’Institut des Etats-Unis pour la paix. Il a enseigné aux Facultés de droit de l’Université Georgetown, de l’Université George Washington, et de l’Université Duke, ainsi qu’à l’Ecole d’études internationales et publiques de l’Université Columbia, et il est actuellement directeur du Centre sur les Droits de la personne internationaux, à l’Université Northwestern.






Wenqi Zhu

Le professeur Wenqi Zhu est aujourd’hui professeur de Droit international à l’Université Renmin de Chine (Beijing), et directeur de ses Centres de Droit international pénal et de Droit international humanitaire. Le professeur Zhu a auparavant travaillé en tant que diplomate au sein du ministère chinois des Affaires étrangères, de 1988 à 1995 ; lors de cette période, il a entre autres agi en tant que directeur adjoint de la section Droit international. De 1995 à 2002, il a occupé les postes d’assistant juridique, de conseiller juridique puis substitut du Procureur en appel, au sein du Bureau du Procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Il est titulaire d’un LL.M. et d’un doctorat en Droit international de l’Université Paris II.




Dr. Gregory Stanton

Le Dr Gregory Stanton est le professeur James Farmer des droits de la personne au Mary Washington College de Fredericksburg (Virginia), le président de Genocide Watch, président fondateur de la Campagne internationale pour mettre fin aux génocides, et le président actuel de l’International Association of Genocide Scholars. Le Dr Stanton travaille sur les droits de la personne depuis les années 1960 ; à cette époque, il travaillait dans le Mississippi. Il a également travaillé comme bénévole dans les forces de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, et en tant que directeur des opérations de terrain pour Church World Service/CARE au Cambodge, en 1980. Il est titulaire de diplômes d’Oberlin College, de l’Ecole de divinité d’Harvard et de la Faculté de droit de Yale, ainsi que d’un doctorat en Anthropologie culturelle de l’Université de Chicago. Le Dr Stanton a été professeur de droit à l’Université de Washington, l’Université Américaine et l’Université de Lee, ainsi qu’à l’Université du Swaziland. Il a été conseiller juridique auprès du mouvement pour l’Indépendance ukrainienne. Par ailleurs, il a travaillé au sein du département des Affaires étrangères de 1992 à 1999, où il a participé à la rédaction des résolutions à l’origine du Tribunal pénal international pour le Rwanda. C’est en 1981 qu’il a créé le Projet sur le génocide cambodgien, lequel est sur le point d’aboutir, avec les procès des dirigeants Khmers Rouges encore en vie devant un tribunal mixte (Cambodge / Nations Unies). En 1999, il a fondé Genocide Watch et la Campagne internationale pour mettre fin aux génocides. Le Dr Stanton a été membre (fellow) au Woodrow Wilson International Center for Scholars en 2001 et 2002 ; c’est là qu’il a travaillé sur un ouvrage qui paraîtra bientôt, The Eight Stages of Genocide: How Governments Can Tell When Genocide Is Coming and What They Can Do To Stop It.





Dr. Razmik Panossian

Razmik Panossian est le directeur du département Politiques, programmes et planification de Droits et Démocratie (Montréal, Canada), où il est responsable de la programmation internationale de l’institution. Avant de revenir au Canada en 2003, il a enseigné sur les sujets du nationalisme et des conflits ethniques, de la transition postsoviétique et de la démocratisation, et des politiques comparées à la London School of Economics and Political Science, ainsi qu’à l’Ecole des Etudes orientales et africaines. Panossian a obtenu son baccalauréat à l’Université McGill (Montréal), sa maîtrise à l’Université de York (Toronto), et son doctorat à la London School of Economics (sa thèse a obtenu le prix Lord Bryce pour le meilleur essai en Politique internationale et comparée au Royaume-Uni). Son dernier ouvrage, The Armenians: From Kings and Priests to Merchants and Commissars, a été publié en 2006 par Columbia University Press/Hurst & Co. Il enseigne et publie très régulièrement, entre autres sur les thèmes du génocide, des droits de la personne et du développement démocratique.




Gay McDougall

Gay McDougall is the Executive Director of Global Rights, a human rights advocacy group partnering with local activists in in Africa, Asia, Eastern Europe and the Americas.  In 2005 Ms. McDougall was chosen as the first UN Independent Expert on Minority Issues.  Prior to this she served in various capacities with the UN: an elected independent expert on the treaty body overseeing the International Convention on the Elimination of All Forms of Racial Discrimination in 1998, and a member (alternate) of the U.N. Sub-Commission on Prevention of Discrimination and Protection of Minorities of the Human Rights Commission in 1996.  Ms. McDougall was also awarded a prestigious MacArthur Foundation Fellowship in 199 for her influencial work on international human rights.  During the 1980-90s, she was active in assisting the defence of political prisoners in South Africa and Nambia.  She founded the Commission of Independence for Namibia in 1989, a bipartisan group of distinguished Americans, to monitor the UN-mandated democratic transition.  Ms. McDougall earned her JD at Yale and an LL.M at London School of Economics.





Jerry Fowler

Jerry Fowler is an academic, lawyer and author on genocide.  He is the William E. Podlich Distinguished Visiting Professor at Claremont McKenna College and a visiting scholar at its Center for the Study of the Holocaust, Genocide and Human Rights. Afterwards he will return as staff director of the Committee on Conscience at the United States Holocaust Memorial Museum.  He also has served as legislative counsel for the Lawyers Committee on Human Rights and as special litigation counsel for the US Department of Justice. His works include “A New Chapter of Irony: The Legal Consequences of the Darfur Genocide Determination,” in Genocide Studies and Prevention (2006), and “The Church and Power: Responses to Genocide and Massive Human Rights Abuses in Comparative Perspective,” in Genocide in Rwanda: Complicity of the Churches? (2004).  He has taught at George Washington University Law School and George Mason University Law School, and received degrees from Stanford Law School and Princeton.





Mary Kimani

Mary Kimani est journaliste ; elle a ainsi couvert les procès du génocide rwandais devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha (Tanzanie). Par la suite, elle est partie au Rwanda pour travailler sur un projet documentaire visant d’une part à attirer l’attention sur l’existence d’un dialogue entre survivants et perpétrateurs du génocide rwandais, et d’autre part à faciliter ce dialogue. Ces deux projets ont été mis en place par Internews, un service d’information international présent dans les zones en conflit.  Lors du processus de paix au Burundi, et lors du conflit en République démocratique du Congo, Mary a été correspondante pour un grand nombre de services d’information, dont Reuters, et a rédigé des articles pour le Time Magazine, El Mundo, ainsi que d’autres quotidiens. Après six années passées avec Internews, elle a rejoint l’association à but non lucratif Action Aid International, association pour laquelle elle a agi a titre de responsable des programmes de communication pour l’Afrique ; elle travaille désormais au sein de la section africaine du département de l’information des Nations Unies. Elle est titulaire d’une maîtrise en psychologie de la communication. Son mémoire de maîtrise examine le rôle des médias, et particulièrement de la Radio Télévision Libre Des Mille Collines, dans l’incitation au génocide en 1994. Cette analyse a fait l’objet d’un chapitre au sein de l’ouvrage The Media and the Rwanda Genocide (édité par Allan Thompson, Pluto Press, 2007).







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